Organisé par notre association, Brug Arvor, il a eu lieu le week-end dernier, dans les locaux où nous répétons chaque vendredi. Nous avions limité les participants à 30, faute de place, mais nous n'étions qu'une vingtaine, dont la plupart des membres de l'association.

L'animateur, Michel Grée, un breton évidemment, est rompu de longue date à l'apprentissage et détenteur d'une connaissance impressionnante sur les danses bretonnes, leurs origines et les terroirs dont elles sont issues. Contrairement au stage du mois de mars, d'un niveau trop élevé pour être décliné au sein de notre groupe, nous voulions cette fois apprendre des danses à la fois plus nombreuses et plus simples. Enfin, pas forcément plus simples mais surtout plus courtes et plus accessibles en spectacle. Et nous avons été comblés : nous avons appris pas moins de 14 danses entre samedi après-midi et dimanche fin de matinée ! En ce qui me concerne, toutes m'étaient inconnues et c'est ce qui est passionnant. Nous sommes sortis du cercle habituel de la poignée de danses bretonnes ressassées dans la plupart des fest-noz ou fest-deiz :

  • Branle double de Champaigne
  • Ridée de Béganne
  • Laridé 8 temps mode de Baud
  • Kas a barh mode de Brandérion
  • Laridé de Saint-Jean Brevelay
  • Poignée de main de Kernascleden
  • Ridée de Josselin mode de Guillac
  • Gavotte de Braspart
  • Bal paludier
  • Passe-pied de Plaintel
  • Gavotte des notables
  • Danz broac'h
  • Dérobée de Moncontour
  • Rond de Saint-Julien de Concelles

L'après-midi du dimanche fut consacrée aux répétitions et à l'enregistrement vidéo des danses apprises. Ainsi nous aurons un support pour travailler ces danses et espérer en proposer rapidement certaines dans nos spectacles. Michel étant passionné, avant de clore le stage il nous a montré une autre façon de danser le kost ar c'hoad et les rudiments de la fameuse gavotte d'honneur du pays bigouden.

La difficulté majeure des danses apprises résidait dans le travail des bras. Contrairement à nos danses berrichonnes, dans les danses bretonnes le travail des bras est aussi important que celui des pieds. Lorsque pieds et bras sont synchrones tout va bien, mais cela se corse lorsque les mouvements sont désynchronisés : bras en arrière et pieds en avant, bras baissés et pieds levés, un mouvement de bras pendant plusieurs mouvements de pieds, etc.

En conclusion ce stage a été riche et profitable mais nous avons un gros travail d'intégration de ces nouvelles danses en perspective.