Deux jours à tuer
Par Erwan le lundi, mai 5 2008, 19:51 - Cinéma - Lien permanent

Attention ce film fait réfléchir ! Et même plus que ça : il m'a profondément ému, surtout par sa fin magistrale que j'ai reçue comme un choc émotionnel très fort.
Dès les premières minutes toute la première partie dérange. Elle montre un homme qui craque subitement, rompant cyniquement mais très calmement avec tous les codes sociaux qui semblent l'étouffer. Il se montre soudain odieux avec sa femme, ses amis, ses collègues, voire de simples inconnus, et peu trouvent grâce à ses yeux, uniquement ses enfants et une voisine. Ce qui choque c'est justement ce mélange de calme et de cynisme avec lequel il assène ce qu'il pense à tous les gens qu'il cotoie, assommés par cette franchise si peu conventionnelle.
Autant je ne l'aime pas ses propres films, autant Albert Dupontel est extraordinaire dans ce rôle, genre dans lequel il excelle. Il joue à la perfection les hommes ordinaires mais inquiétants par les fêlures qu'on devine. Son regard presque inexpressif, fixe et intense, rend mal à l'aise (cf. Le convoyeur). Face à lui Marie-Josée Croze (vue dans Les Invasions barbares) joue sa femme de façon parfaite également. On la sent perdue, impuissante devant le comportement inexplicable de son mari. Autant Albert Dupontel dérange, autant Marie-Josée Croze attire la compassion. On retrouve avec plaisir Pierre Vaneck dans le rôle du père et Alessandra Martines (toujours aussi belle) dans le rôle de l'amie médecin.
Difficile de parler de la fin du film sans dévoiler l'histoire. Je dirai juste qu'au moment où l'histoire bascule, les vannes de l'émotion s'ouvrent à plein et qu'il est difficile de ne pas y succomber, sauf à ne pas aimer le film depuis le début. Le coup de grâce est donné par la magnifique chanson de Serge reggiani, Le temps qui reste, enregistrée peu de temps avant sa mort.
Pour moi ce film restera l'un de mes préférés depuis longtemps. A voir absolument. En le voyant j'ai pensé à Into the wild que, par coïncidence, j'avais vu la veille. Et combien d'autres réalisateurs que Jean Becker ont-ils à leur actif autant de films aussi forts : L'été meurtrier, Élisa, Les enfants du marais, Effroyables jardins, Dialogue avec mon jardinier ?
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Dès les premières minutes toute la première partie dérange. Elle montre un homme qui craque subitement, rompant cyniquement mais très calmement avec tous les codes sociaux qui semblent l'étouffer. Il se montre soudain odieux avec sa femme, ses amis, ses collègues, voire de simples inconnus, et peu trouvent grâce à ses yeux, uniquement ses enfants et une voisine. Ce qui choque c'est justement ce mélange de calme et de cynisme avec lequel il assène ce qu'il pense à tous les gens qu'il cotoie, assommés par cette franchise si peu conventionnelle.
Autant je ne l'aime pas ses propres films, autant Albert Dupontel est extraordinaire dans ce rôle, genre dans lequel il excelle. Il joue à la perfection les hommes ordinaires mais inquiétants par les fêlures qu'on devine. Son regard presque inexpressif, fixe et intense, rend mal à l'aise (cf. Le convoyeur). Face à lui Marie-Josée Croze (vue dans Les Invasions barbares) joue sa femme de façon parfaite également. On la sent perdue, impuissante devant le comportement inexplicable de son mari. Autant Albert Dupontel dérange, autant Marie-Josée Croze attire la compassion. On retrouve avec plaisir Pierre Vaneck dans le rôle du père et Alessandra Martines (toujours aussi belle) dans le rôle de l'amie médecin.
Difficile de parler de la fin du film sans dévoiler l'histoire. Je dirai juste qu'au moment où l'histoire bascule, les vannes de l'émotion s'ouvrent à plein et qu'il est difficile de ne pas y succomber, sauf à ne pas aimer le film depuis le début. Le coup de grâce est donné par la magnifique chanson de Serge reggiani, Le temps qui reste, enregistrée peu de temps avant sa mort.
Pour moi ce film restera l'un de mes préférés depuis longtemps. A voir absolument. En le voyant j'ai pensé à Into the wild que, par coïncidence, j'avais vu la veille. Et combien d'autres réalisateurs que Jean Becker ont-ils à leur actif autant de films aussi forts : L'été meurtrier, Élisa, Les enfants du marais, Effroyables jardins, Dialogue avec mon jardinier ?
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