Nous arrivons à 19h00, il y a encore peu de monde, match de foot oblige. Nous prenons le repas sur place : excellente poëllée berrichonne, frites et tarte, de quoi passer la soirée sans être trop lourd.

Vers 20h00 commence le premier spectacle : un groupe de danseurs angevins (Avant-deux du Haut-Anjou) vient présenter un florilège de danses de l'Anjou. Ils changent 3 fois de costumes : costume de fête, costume de marinier(e) et costume de paysan(ne). Les premiers costumes sont très jolis et colorés, et les danseuses qui les portent sont non moins jolies. Les chorégraphies sont léchées, il y a des accessoires d'époque (gerbes, tonneaux, fléaux), tout est parfait. Les danses sont plus proches des danses de salon que nos danses berrichonnes, en particulier il y a de nombreux quadrilles. Nous reconnaissons quelques danses, chorégraphiées différemment, dont l'avant-deux de travers. Malheureusement, les organisateurs ont poussé la démagogie jusqu'à retransmettre sur un grand drap les images du match de foot, donc une bonne partie du public tourne le dos aux danseurs quand le match commence. C'est proprement inadmissible !

Puis les Viguenets de Morogues (organisateurs de la soirée) se mettent en place et commencent à jouer, ouvrant le bal folk. Un grand plancher de bois a été aménagé, c'est plus pratique que la terre séchée de la prairie. Rapidement la piste se remplit, mais bien moins que les autres années, dixit les habitués, à cause du foot toujours. Nous retrouvons quantité d'amis, en particulier des danseurs que nous croisons dans chaque bal. Par contre nous ne verrons aucun membre de Brug Arvor, comme d'habitude.

Ensuite se succèdent deux groupes de jeunes, qui jouent une musique trad' mais dopée à la modernité. D'abord TNT, puis Arcandage. Vers 23h00 le feu est allumé, immense assemblage de fagots et bottes de pailles liés autour d'un tronc d'arbre : c'est impressionnant, à la fois la taille des flammes et la vitesse avec laquelle tout l'assemblage s'embrase ! La chaleur dégagée fait reculer les gens des tables les plus proches. Les musiciens et les danseurs sont infatigables, même si les rangs se clairsèment après minuit.

Finalement nous dansons jusqu'au bout, vers 3h30. Le temps est idéal, à cette heure tout le monde est encore en tenue légère sans problème. J'ai malheureusement oublié mon appareil photo, mais je donne mon adresse email à quelques personnes munies d'appareils numériques, dont le rédacteur en chef de Trad Magazine, avec lequel je discute un moment.

Voilà. On passe souvent des bonnes soirées, mais celle-là était exceptionnelle, et nous reviendrons sûrement l'an prochain.