C'était à Foëcy et il s'agissait de présenter les costumes et les danses berrichons à un groupe de Slovènes, venus dans le cadre du jumelage entre Foëcy et Kungota. Il faut une bonne dose de motivation car il fait 31° à 18h00, et les costumes ne sont pas vraiment adaptés à une telle chaleur.

Le rendez-vous est dans le parc de la mairie. La troupe de Slovènes arrive avec une bonne demi-heure de retard, emmenés par le maire, jovial et volubile. La rencontre est très limitée, car aucun ne parle ni français, ni anglais, et seul un interprète traduit les propos des deux maires. Avant l'inauguration d'une plaque commémorative, nous effectuons quelques danses sur le bitume, au son d'un accordéon et d'une vielle. C'est rigolo car nous sommes mitraillés par une myriade d'appareils photo numériques, il faut donc sourire tout le temps et faire fi de la chaleur pour faire bonne figure. J'ai droit à quelques photos supplémentaires juste avant la bourrée des dindes car la reine du vignoble de Kungota (avec couronne et cape) se place à côté de moi.

Kungota étant réputé pour ses vins blancs, la suite des festivités se passe à la cantine scolaire, pour une dégustation de vins slovènes. Les visiteurs (en fait des vignerons venus en famille) ouvrent une quantité impressionnante de bouteilles de beaucoup de sortes différentes, des vins issu de cépages très différents, du chardonnay au riesling en passant par le muscat. Les vins sont légers, frais, peu alcoolisés (maxi 10°) et j'en goûte trois, sans sentir d'effet particulier. Les slovènes ont quant à eux une descente impressionnante. La dégustation se termine par un breuvage divin : un vin de glace. Les grains de raisin qui le composent sont récoltés un par un, à la main, à une température de -7°C et avec une hygrométrie très précise. Cela donne un vin liquoreux excellent, jaune vif, dans la veine des vendanges tardives d'Alsace. Les bouteilles sont filiformes et ne contiennent que 25cl de vin. J'apprends que les meilleures bouteilles de vin de glace coûtent jusqu'à 100 € la bouteille ! Après la dégustation, les relations sont nettement plus chaleureuses et se traduisent par des chants slovènes et des danses en commun. Les Slovènes connaissent les danses les plus classiques : valse, scottish, polka, et paraissent très heureux de danser avec nous.

Puis tout le monde se dirige vers la cour de l'école où aura lieu le repas et la majeure partie de notre spectacle. Et là, rebelotte, c'est l'apéro français maintenant, un simple kir berrichon. Notre nouvelle sono toute neuve est installée, c'est son baptême du feu, même si l'espace réduit ne la rend pas indispensable. Pendant que les Slovènes goûtent à notre kir, nous faisons deux parties complètes de danses. Puis tout le monde passe à table. Un buffet simple mais copieux est dressé, chacun va se servir et le vin continue à couler à flots à table.

Après le fromage, nous faisons péniblement une dernière partie de danses, très décontractée, presque trop, mais vu l'état des spectateurs et des danseurs, cela passe très bien, tout le monde est content. La soirée se termine pour nous par un cercle circassien où nous invitons presque tous les Slovènes. Il est 22h30 et les visiteurs se dépêchent pour aller assister au feu d'artifices au bord du Cher, prévu à 23h00. Malgré la barrière de la langue, les adieux sont chaleureux, ça fait plaisir.

Dès que les Slovènes sont partis, nous rangeons rapidement la sono, et tout le monde rentre chez soi. Rendez-vous est pris pour le premier entraînement 2006-2007, le 5 septembre.