Nous nous connaissons depuis longtemps (1976, soit l'âge de 17 ans précisément), nous avons d'abord été complices, puis "frère et sœur", puis "petits amis", puis amants très vite.

Après quelques années de vie à la fois séparés (pour cause d'études à 400 km de distance l'un de l'autre) et rapprochés (le week-end ou dès que nous en avions l'occasion), j'ai traversé une année noire car Christine m'a littéralement jeté, comme un vieux Kleenex. J'étais désespéré au point d'accepter de coucher par terre au pied de son lit lorsqu'elle m'invitait chez elle pour le week-end, et de libérer toutes les larmes de mon corps à chaque fois que je repartais de chez elle en train. Une situation à l'époque sans issue, mais que je refusais d'admettre.

Et puis le miracle s'est accomplie : Christine s'est rapprochée de moi, de plus en plus près, au point de parler fiançailles et mariage ! Alléluia !

Nous nous sommes mariés en 1983, civilement et religieusement à une semaine d'intervalle car nous n'étions pas libres le même jour1. Et depuis maintenant 23 ans nous vivons heureux d'être ensemble au quotidien, de partager nombre d'activités en commun, d'avoir beaucoup de goûts communs, de pratiquer une sorte de transmission de pensée entre nous, en réalité une concordance d'esprit et de pensée assez étroite. Mais sans jamais renier nos personnalités et notre part de goûts différents, et sans nous interdire de faire des activités séparément si elles ne nous plaisent pas à tous les deux.

Je n'ai pas connu charnellement d'autre femme que Christine, en revanche j'ai connu un grand nombre de filles et de femmes parfois assez intimement, pour affirmer sans hésiter que Christine est la seule avec laquelle j'aurais voulu partager et finir ma vie ! Je l'aime comme au premier (second ?) jour, j'aime son esprit, son corps, sa tolérance, son rire, son esprit terre à terre et réaliste, il me serait inconcevable, voire insupportable, de vivre sans elle, pas plus il y a 25 ans que maintenant ou dans 25 ans.

Notre couple a traversé des orages, c'est inévitable, dont j'étais toujours le responsable, mais pas de véritable crise, je pense, et nous pouvons en être fiers. Au fil des années elle a aussi accepté et appris à me suivre dans la plupart de mes fantasmes et des jeux que j'inventais, pour y prendre petit à petit autant de plaisir que moi, c'est à la fois une belle preuve de confiance et une récompense pour moi.

Pour conclure, et comme tu liras bien sûr ce billet, je te dis Je t'aime mon amour, comme la moitié de moi-même.

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