Nous avons chargé les bagages dans et sur la voiture sous une pluie battante, c'était parfait. Finalement nous n'avions aucun regret de reprendre le chemin du boulot.

Par contre la veille nous avons eu un rayon de soleil avec un concert d'un groupe dijonnais de musique celtique : Yeltis. Nous avons vent de ce concert parfaitement par hasard, le matin même. Il est gratuit, prévu à l'origine en plein air, mais vue la météo, il est déplacé dans une salle des fêtes. Nous arrivons un peu avant l'heure prévue, 20h30, mais nous ne sommes qu'une poignée de spectateurs. Vu la taille du bourg, on se dit que le public risque d'être assez restreint. Nous nous installons au premier rang, la scène est installée, beaucoup de matériel de son (pédaliers, amplis, baffles), mais un éclairage sommaire et pas de retours sur scène. Les instruments sont plus classiques que celtiques : violon, différentes guitares et violes, flûte traversière en bois, djembé et derbouka. Ni cornemuse, ni bombarde, ni accordéon. On sera sans doute plus du côté irlandais que breton. Au bout de vingt minutes, les quatre musiciens arrivent nonchalamment, le guitariste-leader présente le groupe et attaque. Les morceaux sont soutenus par des boucles et des samples issus d'un portable, ça donne du corps à la musique. Nous aurons droit à presque deux heures de musique, avec une pause (pour faire marcher la buvette, puisque le concert est gratuit). Les influences sont multiples : essentiellement irlandaises, avec de nombreux morceaux traditionnels, des compositions et quelques morceaux bretons, mais ce n'est pas le meilleur. La violoniste fait des prouesses, et empoigne parfois le djembé. Le bassiste a dû jouer dans un groupe de hip-hop dans une autre vie : il passe la majorité du concert à sauter comme un kangourou tout en jouant ! La musique emprunte à de nombreux courants, y compris transe, hip-hop, oriental, etc. A un moment, la violoniste et le bassiste (sonorisés sans fils) iront même jouer au milieu de la salle, devant les regards ébahis des enfants. Petit à petit la salle se remplit, les organisateurs ajoutent des chaises, et le public atteindre presque 150 personnes, nous dira-t-on.