Alors là on marche carrément sur la tête ! Non seulement c'est débile car EMI devrait plutôt cesser de protéger ses CDs, à moins que son initiative ne vise que les CDs précédents édités, protégés. Mais surtout cette initiative va carrément à l'encontre de la loi DADVSI qui, comme chacun sait, est inique, inappliqué et presque inapplicable. Or, dans cette loi, l’esprit est de condamner toutes les formes d’atteinte directe ou non aux verrous anticopies. Si on ajoute à cela le fait que plusieurs majors américaines se sont lancées dans le téléchargement gratuit contre de la publicité, à 180° par rapport aux démarches répressives d'il y a seulement quelques mois, que peut-on en penser ? Qui croire ? Les gouvernements qui pondent des lois pour satisfaire les lobbies phonographiques ? Ou ces mêmes lobbies qui, pour des raisons obscures, offrent le moyen de contourner ces lois ? Comment s'y retrouver quand on est un consommateur honnête et (surtout) ignorant des techniques de téléchargement parallèlles ? Comment accorder le moindre crédit à cette loi DADVSI alors qu'elle est de plus en plus isolée et circonscrite à la France ?

Donc, avec le plus grand sérieux, EMI explique pas à pas comment déjouer la protection Copy control, selon trois scénarios :

  • Faire une copie sur un graveur de salon
  • Recopier des morceaux sur un ordinateur
  • Faire une copie à l'aide d'un graveur informatique
Savoureux, non ? Ou consternant ? Ce qui est sûr c'est que ce n'est pas avec cette cacophonie que le téléchargement qualifié d'illégal diminuera, même si le téléchargement légal augmente régulièrement.

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1 Gestion des Droits Numériques