"Ce n'est pas parce que l'épidémie de sida progresse moins vite qu'elle ne progresse pas" a rappelé le ministre de la Santé et des Solidarités à quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2006. Dans la mesure où aucun vaccin n'est encore disponible, et que les traitements ne permettent pas de guérir du sida, la lutte contre ce fléau repose toute entière sur la prévention. Le nouveau dispositif propose une meilleure accessibilité des préservatifs, des moyens de dépistage et une action continue d'information et d'éducation à la santé.
Faciliter l'accès aux préservatifs
PréservatifsLe Ministre a rappelé que la consommation de préservatifs est deux fois moins importante en France que dans certains pays voisins. Elle n'est que de 90 millions de préservatifs contre 120 millions par exemple en Italie, où la population est inférieure en nombre. C'est ainsi plus de 10 millions de préservatifs à 20 centimes qui seront dès le 1er décembre, accessibles dans 20 000 points de vente. L'objectif est d'inscrire cette démarche dans la durée en mobilisant les réseaux de distribution. "Il ne s'agit pas d'une démarche transitoire, mais bien d'une démarche durable. Grâce à cette action, notre pays sera à l'avant garde des pays européens : en effet, en Angleterre par exemple, le préservatif coûte 1,10 €, en Italie entre 80 centimes et 1 € et en Suède 0,58 € l'unité" a insisté le Ministre. Cette opération s'est réalisé grâce à l'engagement de deux fabricants de préservatifs : Antoine & Associés et Polidis. Les autres s'étant finalement retirés de la course...
Outre le prix, l'autre enjeu est l'accessibilité. "Trouver le préservatif dans un maximum d'endroits, des endroits où l'on se rend tous les jours, c'est l'assurance de voir son usage devenir un réflexe" a souligné Xavier Bertrand. Ils seront d'ailleurs disponibles chez les marchands de journaux, les buralistes et les pharmaciens. Un effort parallèle est fait pour permettre le développement du préservatif féminin dont les modèles de deuxième génération, arrivent sur le marché. A partir du 1er décembre, ce sont 16 800 points de vente dans les relais de presse, ainsi que tous les buralistes (soit environ 18 000) qui pourront commander des présentoirs de pochettes de 5 préservatifs à 1€. Dans les 23 000 pharmacies de France, ils seront disponibles à l'unité.
Les établissements scolaires à la traîne ?
Les établissements de santé mettront également à disposition des préservatifs à 20 centimes dans des distributeurs ou dans les relais presse au sein de l'hôpital. Outre les hôpitaux, il s'agit d'élargir le nombre de lieux publics équipés de distributeurs, notamment les discothèques et les cinémas.
De plus, le ministère de l'éducation nationale adressera à l'occasion de ce 1er décembre une circulaire aux recteurs d'Académie afin que le comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté qui existe dans chaque lycée se réunisse rapidement, avec à l'ordre du jour, l'installation d'un distributeur de préservatifs à 20 centimes dans l'établissement. A ce jour, près de la moitié des lycées en France disposent de préservatifs accessibles soit dans des distributeurs soit gratuitement à l'infirmerie.
Invité au ministère de la santé pour le lancement de ces nouvelles mesures, le président de Aides, Christian Saout n'a pas manqué d'épingler le Ministre de la santé qui selon lui, ne s'est pas engagé sur la présence de distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires et continue de "laisser l'éducation sexuelle en jachère".
2.
Le samedi, décembre 2 2006, 19:00 par fantômette
bravo d'y avoir pensé,en parler c'est déjà se battre...
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Commentaires
"Ce n'est pas parce que l'épidémie de sida progresse moins vite qu'elle ne progresse pas" a rappelé le ministre de la Santé et des Solidarités à quelques jours de la Journée mondiale de lutte contre le sida 2006. Dans la mesure où aucun vaccin n'est encore disponible, et que les traitements ne permettent pas de guérir du sida, la lutte contre ce fléau repose toute entière sur la prévention. Le nouveau dispositif propose une meilleure accessibilité des préservatifs, des moyens de dépistage et une action continue d'information et d'éducation à la santé.
Faciliter l'accès aux préservatifs
PréservatifsLe Ministre a rappelé que la consommation de préservatifs est deux fois moins importante en France que dans certains pays voisins. Elle n'est que de 90 millions de préservatifs contre 120 millions par exemple en Italie, où la population est inférieure en nombre. C'est ainsi plus de 10 millions de préservatifs à 20 centimes qui seront dès le 1er décembre, accessibles dans 20 000 points de vente. L'objectif est d'inscrire cette démarche dans la durée en mobilisant les réseaux de distribution. "Il ne s'agit pas d'une démarche transitoire, mais bien d'une démarche durable. Grâce à cette action, notre pays sera à l'avant garde des pays européens : en effet, en Angleterre par exemple, le préservatif coûte 1,10 €, en Italie entre 80 centimes et 1 € et en Suède 0,58 € l'unité" a insisté le Ministre. Cette opération s'est réalisé grâce à l'engagement de deux fabricants de préservatifs : Antoine & Associés et Polidis. Les autres s'étant finalement retirés de la course...
Outre le prix, l'autre enjeu est l'accessibilité. "Trouver le préservatif dans un maximum d'endroits, des endroits où l'on se rend tous les jours, c'est l'assurance de voir son usage devenir un réflexe" a souligné Xavier Bertrand. Ils seront d'ailleurs disponibles chez les marchands de journaux, les buralistes et les pharmaciens. Un effort parallèle est fait pour permettre le développement du préservatif féminin dont les modèles de deuxième génération, arrivent sur le marché. A partir du 1er décembre, ce sont 16 800 points de vente dans les relais de presse, ainsi que tous les buralistes (soit environ 18 000) qui pourront commander des présentoirs de pochettes de 5 préservatifs à 1€. Dans les 23 000 pharmacies de France, ils seront disponibles à l'unité.
Les établissements scolaires à la traîne ?
Les établissements de santé mettront également à disposition des préservatifs à 20 centimes dans des distributeurs ou dans les relais presse au sein de l'hôpital. Outre les hôpitaux, il s'agit d'élargir le nombre de lieux publics équipés de distributeurs, notamment les discothèques et les cinémas.
De plus, le ministère de l'éducation nationale adressera à l'occasion de ce 1er décembre une circulaire aux recteurs d'Académie afin que le comité d'éducation à la santé et à la citoyenneté qui existe dans chaque lycée se réunisse rapidement, avec à l'ordre du jour, l'installation d'un distributeur de préservatifs à 20 centimes dans l'établissement. A ce jour, près de la moitié des lycées en France disposent de préservatifs accessibles soit dans des distributeurs soit gratuitement à l'infirmerie.
Invité au ministère de la santé pour le lancement de ces nouvelles mesures, le président de Aides, Christian Saout n'a pas manqué d'épingler le Ministre de la santé qui selon lui, ne s'est pas engagé sur la présence de distributeurs de préservatifs dans les établissements scolaires et continue de "laisser l'éducation sexuelle en jachère".
bravo d'y avoir pensé,en parler c'est déjà se battre...