Dans notre société occidentale de consommation nous sommes entourés d'innombrables appareils électriques et électroniques en tous genres. Certains sont nous sont devenus indispensables, d'autres moins, c'est selon les moyens, les convictions ou les désirs de chacun. Certains changent souvent au gré des modes, d'autres se satisfont d'appareils anciens mais fiables. Chez nous par exemple pas de lave-vaisselle, pas de console de jeu, pas de télévision à écran plat mais quatre ordinateurs et une chaîne hi-fi 5.1. Mon appareil photo argentique a plus de vingt-cinq ans et notre frigo de 1,20 mètre de haut date du célibat de ma femme !
Un enregistreur à disque dur change littéralement la vie par rapport à un enregistreur à cassette. Plus besoin de se demander s'il reste une cassette vierge, si le programme enregistré sur la dernière cassette restante a été vu par son destinataire, si la cassette sera assez longue pour tout enregistrer, s'il sera possible de changer de cassette dans le cas contraire, etc. Un disque dur de 160 Go (la norme en 2007) peut contenir de 33 heures à 269 heures de programme, à comparer aux 3 ou 4 heures d'une cassette ! La différence dépend de la qualité d'enregistrement. Sur le modèle que j'ai choisi après mûre réflexion, le Sony RDR-HX710, il y a huit qualités d'enregistrement différentes. C'est l'abondance car en réalité je ne me sers que de la haute qualité (équivalente à celle du DVD) pour les émissions à garder et d'une basse qualité pour les enregistrements éphémères, comme les journaux télévisés.
Quelle liberté d'enregistrer à la volée ce qui passe à la télévision en appuyant sur un unique bouton, sans se soucier une seconde s'il reste de la place : il reste toujours de la place ! Si on ajoute la possibilité de visionner depuis le début une émission en cours d'enregistrement (pratique si le téléphone sonne au début d'un film), ou de regarder une émission déjà enregistrée pendant l'enregistrement d'une autre, cet appareil est vraiment l'allié indispensable lorsqu'on ne veut pas être aliéné à une simple télévision.
L'autre appareil magique est le navigateur GPS. Christine l'a gagné lors d'une tombola pendant le Printemps de Bourges. C'est un modèle d'entrée de gamme, le TomTom One de seconde génération, avec une faible autonomie et une puissance de calcul réduite. Bien qu'adepte des nouvelles technologies, je n'avais jamais eu envie d'acheter un tel appareil, je n'en voyais pas l'utilité par rapport à notre façon de voyager, surtout vu le prix. Mais maintenant que nous en avons un, j'ai carrément changé d'avis et je l'utilise pratiquement à chaque déplacement. J'ai bien sûr commencé par y mettre la liste des radars. Elle se trouve facilement et gratuitement sur Internet (ici par exemple) et se charge via la prise USB. C'est très utile pour les radars fixes, moins pour les radars mobiles car leur position est renseignée par les utilisateurs eux-mêmes et du coup l'appareil sonne à chaque endroit où il y a eu un radar dans le passé, donc il sonne très souvent !
Je l'ai essayé d'abord autour de Bourges, puis en région parisienne dans un quartier que je ne connaissais pas. Et c'est très bluffant ! L'appareil est précis, concis dans ses annonces (pas de bavardages inutiles), complet dans les informations affichées (vitesse, temps, orientation, avance ou retard, etc.), rien à dire. L'ergonomie du logiciel est très bonne, les manipulations sont aisées et intuitives. Je l'ai même essayé à pied (lors du concert de Genesis). Quel sentiment de sécurité de pouvoir de n'importe quel endroit en France, voire en Europe, retrouver le chemin vers n'importe quel destination, y compris son domicile.
Bien sûr il ne faut pas devenir esclave d'un tel appareil et garder son libre-arbitre. Car, s'il est précis la plupart du temps, cela reste un logiciel et parfois il part en vrille. Soit il perd le repérage sur la route sur laquelle on est, soit il propose de passer par des chemins de terre pour "optimiser" la longueur du trajet, etc. De plus la mise à jour n'est pas en temps réel, ainsi les ronds-points et les autoroutes les plus récents ne sont pas encore intégrés dans le parcours.
Mais pour moi qui n'aie aucun sens de l'orientation, c'est un outil précieux et un compagnon de voyage lors des ennuyeux déplacements professionnels.