Hommage à un "poilu"
Par Erwan le lundi, janvier 21 2008, 19:57 - Opinions - Lien permanent

Louis De Cazenave, né en 1897, s'est éteint paisiblement dans son sommeil à Brioude, à 110 ans. Contrairement aux souhaits de Jacques Chirac de rendre hommage aux quelques derniers "poilus" par des obsèques solennelles nationales, monsieur De Cazenave souhaitait être inhumé en toute simplicité.
Parti à la guerre en décembre 1916 monsieur De Cazenave avait intégré le 22ème régiment d'infanterie coloniale, avant de combattre au Chemin des Dames avec le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais. Après la guerre il était devenu un pacifiste forcené et avait fait carrière dans les chemins de fer.
L'ultime poilu, Lazare Ponticelli, 110 ans lui aussi, entrera dans l'histoire à ce titre. Une bien maigre consolation par rapport aux horreurs vécues pendant la Grande Guerre, à laquelle il a survécu. Devenu un symbole, il risque d'être confronté à une flambée médiatique dont il faut espérer que ses enfants sauront le protéger. Comme monsieur De Cazenave, monsieur Ponticelli refuse tout traitement de faveur et affirme : « Les premiers poilus qui sont tombés ont droit à autant d'honneur que moi qui suis le dernier ».
Édit 13/03/2008
Lazare Ponticelli, le dernier poilu de la Première Guerre Mondiale, n'a pas survécu longtemps à son ainé, il est mort le 12 mars 2008 dans une relative tranquillité. Ses obsèques seront nationales (il les voulait dédiées « à tous ceux qui sont morts, hommes et femmes ») et, outre de nombreux hommes politiques, la Légion Étrangère a aussi rendu hommage au « plus ancien légionnaire immatriculé ».
Parti à la guerre en décembre 1916 monsieur De Cazenave avait intégré le 22ème régiment d'infanterie coloniale, avant de combattre au Chemin des Dames avec le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais. Après la guerre il était devenu un pacifiste forcené et avait fait carrière dans les chemins de fer.
L'ultime poilu, Lazare Ponticelli, 110 ans lui aussi, entrera dans l'histoire à ce titre. Une bien maigre consolation par rapport aux horreurs vécues pendant la Grande Guerre, à laquelle il a survécu. Devenu un symbole, il risque d'être confronté à une flambée médiatique dont il faut espérer que ses enfants sauront le protéger. Comme monsieur De Cazenave, monsieur Ponticelli refuse tout traitement de faveur et affirme : « Les premiers poilus qui sont tombés ont droit à autant d'honneur que moi qui suis le dernier ».
Édit 13/03/2008
Lazare Ponticelli, le dernier poilu de la Première Guerre Mondiale, n'a pas survécu longtemps à son ainé, il est mort le 12 mars 2008 dans une relative tranquillité. Ses obsèques seront nationales (il les voulait dédiées « à tous ceux qui sont morts, hommes et femmes ») et, outre de nombreux hommes politiques, la Légion Étrangère a aussi rendu hommage au « plus ancien légionnaire immatriculé ».
Commentaires
C'est étrange, j'ai plus envie de réagir sur cet article là que le suivant...
J'en profite donc pour rendre hommage à mon Pépé, "gueule cassée" en 1914, à 22ans, dont la souffrance et la grande pudeur ont marqué mon enfance... Alors non, je ne les oublie pas les Poilus...
Bonjour,
Mon arrière grand-père était je pense bien un poilu. '' Berton '' son nom de famille, il vivait à Blancafort, j'ai ses papiers militaires et sa plaque de laiton de soldat.
J'en suis fier, c'est à ces gens, hommes et femmes, à qui nous devons notre niveau de vie et la paix dont nous profitons.
Puissions-nous, nous autres, laisser dans la mémoire de notre descendance des sentiments identiques.
Belle journée à tous.
Michel Zim
mes grands pères étaient aussi des poilus mais mon grand père paternel que j'ai connu plus longtemps et pour lequel j'ai une admiration sans faille n'a jamais voulu ou pu evoquer ses souvenirs trop atroces C'était un homme simple mais avec des valeurs de justice et d'humanité qu'il m'a transmise et dont je suis fier d'en avoir héritées