Louis De Cazenave, né en 1897, s'est éteint paisiblement dans son sommeil à Brioude, à 110 ans. Contrairement aux souhaits de Jacques Chirac de rendre hommage aux quelques derniers "poilus" par des obsèques solennelles nationales, monsieur De Cazenave souhaitait être inhumé en toute simplicité.
Parti à la guerre en décembre 1916 monsieur De Cazenave avait intégré le 22ème régiment d'infanterie coloniale, avant de combattre au Chemin des Dames avec le 5ème bataillon de tirailleurs sénégalais. Après la guerre il était devenu un pacifiste forcené et avait fait carrière dans les chemins de fer.
L'ultime poilu, Lazare Ponticelli, 110 ans lui aussi, entrera dans l'histoire à ce titre. Une bien maigre consolation par rapport aux horreurs vécues pendant la Grande Guerre, à laquelle il a survécu. Devenu un symbole, il risque d'être confronté à une flambée médiatique dont il faut espérer que ses enfants sauront le protéger. Comme monsieur De Cazenave, monsieur Ponticelli refuse tout traitement de faveur et affirme : « Les premiers poilus qui sont tombés ont droit à autant d'honneur que moi qui suis le dernier ».

Édit 13/03/2008

Lazare Ponticelli, le dernier poilu de la Première Guerre Mondiale, n'a pas survécu longtemps à son ainé, il est mort le 12 mars 2008 dans une relative tranquillité. Ses obsèques seront nationales (il les voulait dédiées « à tous ceux qui sont morts, hommes et femmes ») et, outre de nombreux hommes politiques, la Légion Étrangère a aussi rendu hommage au « plus ancien légionnaire immatriculé ».