Par contre elle commence rudement : l'avion étant à 7h30, nous devons être à Roissy à 5h30 et du coup partir à 2h00 ! Nous  prenons la voiture de location la veille, c'est une petite Toyota Yaris. Je me couche à 22h00, espérant profiter d'un peu de sommeil mais peine perdue, je dors à peine deux heures avant que le réveil sonne, à 1h30. Nous croisons Solène qui va se coucher après avoir regardé un film.

L'avantage de rouler à cette heure-ci est que les autoroutes sont désertes, y compris le périphérique de Paris, que nous empruntons plutôt que le Francilienne. Du coup nous sommes à Roissy à 4h35. Petite déconvenue, la première station service est fermée. Heureusement, grâce à TomTom, nous en trouvons une autre un peu plus loin, au terminal T1. Nous rendons la voiture dans un parking désert au terminal T2 et nous prenons le CDGVal, train automatique desservant les différents terminaux. Nous arrivons au terminal T3 à 5h15 et à 5h30 les bagages sont enregistrés. Notre valise affiche 27,9 kg mais nous avons bien fait d'en retirer quelques objets lourds car au début elle pesait 29,7 kg ce qui était dangereusement près de la limite de 15 kg par personne (en vol charter).

Nous attendons jusqu'à 6h30 pour passer en salle d'embarquement. Christine déclenche une sonnerie au passage du portique, à cause de ses bijoux sans doute, et sa valise est fouillée. Elle doit en retirer une compote et une petite bouteille d'eau qui, comme chacun sait, sont des armes extrêmement dangereuses... Nous les consommons sur place pour ne pas les perdre. La salle d'embarquement est spartiate, et dépourvue de toute boutique, hormis la boutique détaxée. A 7h00 les passagers sont appelés pour l'embarquement et à 7h15 nous sommes assis dans l'avion. C'est un Airbus A321 de la compagnie Air Mediterranee. Rarement un début de voyage ne se sera déroulé de façon aussi exemplaire. Nous sommes placés sur les sièges près de la sortie de secours arrière. Il n'y a pas de hublot mais nous avons beaucoup de places pour les jambes. Le vol se passe bien, même si nous sommes frustrés de ne pouvoir admirer les paysages annoncés par le pilote, en particulier le Mont-Blanc sous le soleil. Nous avons droit à un frugal petit-déjeuner, qui est le bienvenu car le nôtre commence à dater sérieusement !

Nous arrivons à l'heure prévue, 10h00 en France, soit 11h00 à Corfou. La piste est ultra-courte, accolée à la mer ce qui oblige le pilote à freiner à mort. L'aéroport est minuscule. Nous trouvons tout de suite l'hôtesse d'Héliades qui nous indique notre autocar. Celui-ci nous dépose à l'hôtel après environ trente minutes de trajet, sur une route côtière encombrée et bordée de constructions presque sur tout son long. A l'arrivée le car monte un raidillon car l'hôtel, le Marbella, est construit à flanc de colline. Il est 12h15 mais il est trop tôt, notre chambre n'est pas encore prête : le check-in se fait à partir de 14h00.

Nous laissons les bagages à la réception et partons en reconnaissance dans l'hôtel. De nombreux petits bâtiments entourent le bâtiment principal, où est située la réception, et s'étendent jusqu'à la mer. La plage est petite et artificielle : le sable est prolongé d'un ponton en bois et la mise à l'eau se fait par des échelles. Nous repérons trois piscines, la salle de restaurant et le bar à ciel ouvert. Nous en profitons pour acheter les premières cartes postales, un guide de Corfou et une carte pour accéder à Internet (l'accès se fait par satellite). Comme la chambre n'est toujours pas prête nous nous installons dans un sofa en terrasse, face à la mer bleue et aux cyprès verts : c'est vraiment les vacances. Christine fait un petit somme et moi je rêvasse.

A 14h30 la chambre est enfin prête. Elle porte le numéro 707 (facile à mémoriser) et se trouve au premier étage dans l'aile principale, c'est parfait. Elle est immense, pourvue de deux lits king size. Le balcon est face à la montagne, mais la mer est bien visible sur le côté. Bizarrement le lavabo n'est pas dans la salle de bains, avec la baignoire et les toilettes, mais dans l'antichambre, face aux placards ! Dès que Christine a rangé les vêtements, nous enfilons un maillot pour aller tester la mer. Nous trouvons facilement des chaises longues. L'eau est fraîche, c'est une surprise, mais se retrouver dans la mer, au soleil, est toujours un réel plaisir. Le bain de soleil qui suit est aussi franchement agréable. A 17h00 nous remontons jusqu'à la piscine principale. L'eau est salée mais plus chaude, et un côté de la piscine est à débordement, c'est joli. Puis nous rentrons nous préparer pour le premier dîner.

A 19h00 il y a déjà pas mal de monde dans la salle. Celle-ci est immense, et il est possible de dîner à l'intérieur ou en terrasse. Nous choisissons la première option. Le buffet est copieux et assez varié. L'inconvénient est que la l'espace pour circuler autour est restreint et il y a parfois des bouchons devant certains plats. Nous entendons beaucoup parler français autour de nous, ce qui n'est pas vraiment pour nous plaire. Pour finir la soirée nous prenons un cappuccino au piano-bar et nous sommes au lit à 22h00, après une journée particulièrement longue.

Notre chambre