A Noël dernier j'ai reçu le Speedlite 430 EX. J'ai hésité longuement entre deux flashs (celui-ci et le Mecablitz 48 AF-1 de chez Metz) mais finalement j'ai préféré rester chez Canon afin d'être certain de la cohérence maximum entre les composants. Je suis très content de ce flash, il est puissant et sa tête est orientable dans tous les sens, y compris lorsque l'appareil est basculé en mode portrait, ce qui est un plus appréciable.

Je l'ai complété avec un accessoire qui fait beaucoup rire autour de moi mais qui est extraordinaire, surtout pour les portraits : le diffuseur Lightsphere 2 Cloud de chez Gary Fong. On dirait un pot à cacahouètes mais, s'il n'est pas franchement esthétique, ses résultats sont incroyables. Ce diffuseur supprime la quasi totalité des ombres portées par le flash et fait baigner le modèle dans une lumière équilibrée et douce, bien qu'un peu plus plate que la lumière naturelle.

J'ai ajouté une télécommande filaire, pour remplacer le déclencheur souple présent avec feu mon Pentax Super-A, et que je n'avais pas avec mon bridge Sony F717. Là encore j'ai choisi Canon, avec le modèle RS-80 N3.

Et pour finir j'ai craqué pour un objectif spécial pour portraits, le EF 50 mm f/1.4 USM. Ses critiques élogieuses m'ont décidé. Sa focale correspond à une focale de 80 mm en argentique ce qui est idéal pour les portraits. Et sa grande ouverture permet d'avoir un fond flou adéquat. Il existe bien un 50 mm ouvrant à f/1.2 mais dans la gamme professionnelle L, donc à 1000 Euros de plus !

Car après avoir fait des dizaines de milliers de photos dans un style presqu'exclusivement reportage, j'ai envie d'apprendre à photographier autrement. J'ai commencé par les portraits en studio, genre difficile à maîtriser, surtout sans studio correctement équipé. Mais les équipements nécessaires sont bien trop chers pour une utilisation occasionnelle. Je me débrouille avec les moyens du bord, en bricolant du matériel équivalent. J'ai juste acheté un réflecteur rond, sorte de cadre flexible sur lequel se tend une toile noire, argentée ou translucide, selon les besoins. J'apprends au fil des essais, en particulier sur la gestion de la lumière : il est important de n'avoir qu'une seule source principale de lumière, car l'oeil humain est habitué à l'éclairage solaire qui est ainsi. Je soigne aussi la mise au point : j'abandonne la mise au point automatique pour une mise au point manuelle, de préférence sur une pupille du modèle, voire les deux si la profondeur de champ est suffisante. Je souhaite aussi tirer partie des belles lumières d'été, le matin ou le soir, pour tenter des paysages artistiques.

Un dernier mot sur le trépied que j'utilise, un Slik 35D avec entretoise, âgé de plus de vingt-cinq ans, et sur les cartes qui équipent l'appareil, deux Sandisk Extreme III de 4 Go et 8 Go.

Pour conclure, je suis maintenant (très) bien équipé, ne reste plus qu'à améliorer la technique du photographe.