Hier, avant la fête des voisins, je suis allé visiter cette exposition, profitant du peu d'affluence puisque la foire ouvrait justement hier. J'étais en compagnie d'une dizaine de membres d'OVS. Et ce matin j'étais présent pour l'inauguration et le traditionnel arpentage de la foire complète, derrière Serge Lepeltier, notre bon maire, Daniel Colling et toute la clique des plus ou moins officiels. Après la coupe du ruban (tellement rapide que je n'ai pas eu le temps de déclencher mon appareil photo), Serge Lepeltier, le président du Comité des foires et salons et enfin Daniel Colling s'acquittent de l'incontournable discours. Ceci en présence du maire de la ville portugaise jumelle de Bourges, Aveiro, arrivé en retard et du coup cible d'une remarque de Lepeltier. Daniel Colling rappelle que la première foire de Bourges date de juillet 1920 et qu'elle était essentiellement consacrée aux automobiles, aux bicyclettes et aux machines agricoles. J'ai l'impression que les orateurs rament un peu plus à 10h00 du matin qu'en fin d'après-midi les années précédentes.

Puis le marathon à travers tous les stands démarre. La foule rassemble des élus de la mairie, quelques journalistes, des employés des Rives d'Auron, des personnalités diverses et variées et seulement quatre Correspondants du Printemps, malgré les nombreuses invitations envoyées. Je suis toujours amusé de faire partie de ce genre d'évènement et d'évoluer dans le sillage du maire. L'attitude des commerçants est forcément différente que si je me promenais comme un client lambda. Cela permet d'échanger quelques mots avec certains, sans arrière-pensée commerciale. Il est agréable aussi de côtoyer Daniel Colling et Tina Poulizac parfaitement détendus, aux antipodes du stress qui les habite pendant le Printemps de Bourges. Sur les stands de nourriture, Lepeltier n'hésite pas à goûter un vin, croquer un morceau de saucisson ou une tranche de baguette, voire à côtoyer la vache Civette, présentée par un agriculteur.

Enfin, après presque trois heures de marche nous arrivons au clou de la foire, au Palais d'Auron : l'exposition sur l'or sacré des Incas. Dans le hall sont installées plusieurs boutiques d'artisanat péruvien, et l'entrée se fait par le côté. L'exposition est si importante qu'elle remplit tout le Palais et a nécessité dix ouvriers travaillant douze heures par jour pendant dix jours pour être installée. Dès l'entrée on peut admirer des photographies prises au Pérou et lire plusieurs panneaux couverts d'informations sur le Pérou et les Incas. La première surprise est d'entrer sur le quai de la gare de Cuzco, où on apprend presque tout sur le train le plus haut du monde, le Perurail, ses horaires et ses tarifs. Dans la réplique du wagon se trouvent les deux aventuriers Megan Son et Laurent Granier qui ont parcouru à pied les 6000 kilomètres de la route Inca. Ils en ont tiré un livre, des photographies et une expérience unique qu'ils font partager aux visiteurs curieux. Juste après la reconstitution d'une île flottante du lac Titicaca, on arrive à la tombe de Sipan, découverte en 1987, qui abritait un souverain Inca, entouré du squelette de ceux qui l'ont accompagné dans l'au-dela et d'un trésor inestimable. Juste à côté on peut voir plusieurs momies, attachées en position foetale, dont l'une, vraisemblablement authentique parce que bien protégée, porte encore tous ses bijoux et ornements funéraires. La dernière salle montre quelques poteries et bijoux en or et en argent.

La visite se termine au bar du Palais d'Auron, autour d'un verre et de trois cacahuètes. Plusieurs, dont Christine, essayent le cocktail péruvien, à base de pisco (alcool à 44° !), de blanc d'oeuf et de citron. Normalement vendu à 4,50 €, c'est l'occasion de le déguster gratuitement. Le verre en main, nous discutons avec trois péruviens forts sympathiques, qui nous parlent de leur pays, renforçant notre envie d'aller le visiter par nous-mêmes.