Cette année la fête du cinéma ne m'aura pas laissé d'excellents souvenirs. En effet mes choix de film n'ont pas été très judicieux.

Le premier film a aussi été mon préféré : Jeux de pouvoir. Il est l'archétype de ce que sait très bien faire le cinéma américain. Il s'agit d'une histoire classique de complot politique démasqué par un journaliste atypique. La nouveauté intéressante est que ce journaliste, joué à la perfection par Russell Crowe, va collaborer contre son gré avec une jeune journaliste hyper moderne, élevé à Internet. Ce tandem va permettre au réalisateur de montrer une confrontation intéressante, voire une convergence, entre le journalisme à l'ancienne, avec enquêtes, planques et kilomètres en voiture, et le phénomène des blogs et des infos en temps réel sur Internet. L'intérêt du film vient aussi du suspense omniprésent. Le réalisateur nous captive dès le début du film et ne nous lâche qu'à la fin, presque haletant. Les personnages sont loin d'être manichéens et sont complexes à souhait. Un grand moment de cinéma.

Pour le second film, Blood : the last vampire, j'ai été trompé par la bande annonce et le pitch. Je m'attendais à une sorte d'Azumi confrontée à des vampires, et la perspective d'une jeune fille combattant au sabre ces sales bêtes m'avait attiré. Malgré quelques scènes impressionnantes (la scène d'ouverture dans le métro et le combat final), je n'ai pas été enthousiasmé. Pourtant l'actrice porte brillamment son rôle, et donne de l'épaisseur à son personnage. Mais j'ai trouvé la plupart des combats pas très spectaculaires et les effets spéciaux parfois approximatifs.

Pour Les Beaux gosses c'est encore autre chose. Il s'agit d'un énième film sur l'adolescence et ses problèmes, particulièrement ceux qui ont trait aux filles. Mais je l'ai trouvé beaucoup trop actuel pour que je m'y identifie, même des années en arrière. Rien à voir avec La boum, A nous les petites anglaises ou même LOL. Les déboires des jeunes puceaux m'ont laissé de marbre. Mais c'est sans doute seulement un problème de génération, car les acteurs sont plutôt bons, le scénario assez réaliste et les dialogues savoureux.

J'ai clos ma fête du cinéma avec OSS 117 : Rio ne répond plus. Là le problème est que j'ai piqué du nez très vite, vaincu par la fatigue. Quand j'ai renoué avec le film, je me suis presque ennuyé. Autant j'avais aimé OSS 117 : Le Caire nid d'espions, autant j'ai eu l'impression d'en revoir un remake. Jean Dujardin est toujours excellent mais il a gardé le même jeu, les mêmes mimiques, les mêmes phrases cultes, la même dégaine. C'est tellement trop que deux fois de suite c'est... trop ! J'ai néanmoins apprécié l'impertinence et l'audace du scénario et des dialogues, qui font du bien. Je modifierai peut-être mon avis quand j'aurais revu le film en entier.