J'avais appris à jouer à ce jeu très courant en Asie lorsque j'étais jeune, à La Réunion. Et j'ai toujours à la maison un jeu complet acheté à l'île Maurice. Mais je n'avais pas rejoué peut-être depuis quarante ans ! J'ai donc sauté sur l'occasion de réapprendre à jouer. La majorité des gens connaissent uniquement les tuiles du mah-jong à travers le jeu de patience qui les utilise, souvent appelé Shanghai.

L'organisateur étant d'origine mélangée malgache et chinoise, ce jeu lui est familier depuis son enfance. Il nous montre ses deux jeux : l'un, traditionnel, ressemblant au mien et l'autre avec des tuiles plus grandes et donc beaucoup mieux lisibles. Je me rappelle vaguement que le jeu se joue à quatre, qu'il faut disposer les tuiles en une muraille de quatre murs, chacun portant le nom d'un vent et d'un point cardinal, et qu'il faut faire des combinaisons de tuiles pour gagner. Mais c'est tout. Notre hôte nous explique patiemment les rudiments nécessaires pour démarrer le jeu. Il a poussé l'attention jusqu'à imprimer l'image de toutes les tuiles avec leur nom occidental. La première partie se fait à tuiles découvertes mais dès la seconde partie nous cachons nos jeux, comme il se doit. Ce jeu très ancien est en fait assez complexe et emprunte à plusieurs jeux occidentaux : tarot, rami, échecs, dominos, etc. Précisément la règle de jeu est très simple (former des combinaisons de deux, trois ou quatre tuiles identiques, ou des suites de trois tuiles) mais l'organisation du jeu ainsi que la manière de compter les points est nettement plus complexe.

Nous jouons presque quatre heures sans nous en apercevoir et j'ai la chance de faire un mah jong : quatre combinaisons et une paire. Et j'ai bien envie de rejouer régulièrement, y compris avec des joueurs confirmés.