Ayant un bon souvenir de la forte impression provoquée par le film originel La planète des singes, avec Charlton Heston, et sa scène de fin mythique, j'étais impatient de découvrir le scénario imaginé pour expliquer ce qui a conduit à la situation décrite dans le film.

Ce qui frappe d'emblée est l'hyper réalisme des primates, à des années lumière de ce qui a été fait jusqu'à maintenant. Quand on sait que les effets spéciaux sont dus à Weta Digital qui a utilisé le même procédé de motion capture que dans le Seigneur des Anneaux, avec de nouveau Andy Serkis pour animer le singe principal, César, la qualité du rendu se comprend aisément.

Le scénario tient la route et ne comporte pas trop d'invraisemblances. On pense immanquablement aux expériences d'apprentis sorciers effectués en réél de nos jours par des firmes avides d'argent, sans se soucier le moins du monde des conséquences à long terme sur l'humanité. La relation père/fils entre l'ingénieur et le jeune singe, dans la première partie du film, est joliment rendue et réaliste.

Plusieurs références à l'oeuvre originelle sont disséminées dans le film, à commencer par le nom "Bright eyes" ("Beaux yeux") donné au singe, qui est le nom donné au personnage de Charlton Heston par la savante chimpanzé Zira.

Le plus important reste presque la scène supplémentaire cachée au milieu du générique et qui, à mon sens, est le trait d'union indispensable pour faire le lien avec le film originel (et ses clones) d'une façon globalement plausible.

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