Hier soir nous avons récupéré la voiture de location (une Renault Modus) et nous partons à 7h00 pour Roissy, en passant par Cosne, les autoroutes A77 et A6 (car c'est deux fois moins cher que par l'A71). Le trajet se passe bien, malgré quelques encombrements sur la Francilienne et de très nombreux camions, car nous sommes toujours en semaine. Arrivée avant 10h00, dépose de la voiture, prise de la navette n° 5 entre les terminaux T2 et T3, enregistrement de la valise, il y a beaucoup de monde. Mais l'euphorie est de courte durée : le vol est annoncé avec du retard et à l'enregistrement on nous annonce un départ prévu à 18h30, au lieu de 13h00 ! Une longue attente commence donc. Au comptoir de Fram, on nous remet en cadeau deux sacs de plage, mais c'est plutôt un cadeau empoisonné, quand on sait que les bagages sont limités à quinze kilos par personne et que les bagages à main sont strictement réglementés.

Nous surveillons du coin de l'œil d'autres passagers du même vol que nous qui s'agitent et parlent fort. Au bout d'un moment, un attroupement se produit et nous nous rapprochons pour écouter ce qui se dit. Nous apprenons alors qu'une loi existerait pour dédommager les passagers victimes d'un retard important. Le responsable de Fram (Youcef) est pris à partie par les passagers les plus virulents, qui exigent un document attestant du retard, afin de percevoir ce fameux dédommagement. Nous apprendrons plus tard qu'il existe effectivement une loi de 2004 permettant l'indemnisation des passagers en cas de retard d'un vol supérieur à cinq heures. Youcef reste très calme, répond aux nombreuses questions et annonce que nous pouvons bénéficier d'une collation gratuite au bar sur présentation de la carte d'embarquement. Tout le monde se dirige donc vers le bar et nous faisons la queue pour choisir un sandwich, un dessert et une boisson. Nous nous installons en petits groupes au bar pour continuer l'attente. Lecture, Sudoku, jeux vidéos, musique, le temps passe assez rapidement. Youcef vient régulièrement donner des informations sur l'évolution de la situation. Il distribue des jeux de cartes et des coloriages pour les enfants. Mais seconde déconvenue : un second retard est annoncé et l'heure de départ prévue est repoussée à 19h30. Du coup nous bénéficions d'une seconde collation offerte. Je propose à une famille de la Manche de faire le cinquième au tarot, et le temps passe alors plus vite. Youcef vient nous informer que l'avion est enfin en route pour Paris.

Encore une heure trente d'attente et l'embarquement a finalement lieu. Au passage, Youcef distribue la fameuse attestation de retard à chaque passager. L'avion est un Airbus A321, en configuration charter : j'ai du mal à caser mes grandes jambes. Nous nous dirigeons vers Toulouse, escale obligée. Nous en repartons à 22h30 après un nouveau retard pour attendre les passagers montant à Toulouse. Le vol se passe sans autre incident qu'une femme très énervée qui prend à partie une hôtesse et qui se fait remettre à sa place par le commandant de bord en personne.

Nous arrivons enfin à l'aéroport près de Dubrovnik à 0h20. Récupération de la valise, montée dans la navette qui doit nous amener à l'hôtel et nouveau retard parce que la déléguée de Fram se trompe dans les listes d'hôtels. Heureusement notre hôtel est tout près et à 1h30 nous récupérons enfin notre carte magnétique à la réception. Nous descendons les premiers du bus et nous nous dirigeons déjà vers notre chambre quand les autres passagers en sont encore à trier leurs bagages. Au premier coup d'œil la chambre est classique mais plutôt spacieuse. Nous jetons un coup d'œil sur le balcon mais il fait trop sombre pour voir la mer, nous l'entendons seulement. Un plateau repas nous attend car nous sommes en demi-pension, mais nous n'y touchons pas, les différentes collations successives de la journées nous ayant calés pour un moment. Nous ne défaisons même pas la valise et nous nous écroulons sur notre lit.