L'École Nationale de Musique et de Danse de Bourges (ENMDB) inaugure donc aujourd'hui la première des deux tranches de travaux : l'auditorium, avec quelques salles de répétition de percussions. La seconde tranche concerne l'école proprement dite, avec toutes les salles de répétition pour toutes les familles d'instruments, ainsi que les salles de danse. L'inauguration de l'école en son entier est prévue pour la rentrée scolaire 2007. L'inauguration de l'auditorium a pris du retard : elle était initialement prévue fin juin.

J'ai suivi avec assiduité ce chantier imposant, prenant des centaines de photos de chaque étape, de chaque détail, de chaque modification visible, depuis le premier coup de pelleteuse pour démolir les bâtiments vétustes qui occupaient le terrain auparavant. Mon album de photos peut être visité ici.

Depuis plusieurs semaines les travaux de finition allaient bon train et comme tout se passait de nouveau à l'extérieur (après de longs mois de construction et d'aménagement intérieur), les changements étaient visibles du matin au soir :

  • construction de l'auvent en tôle,
  • pose du parquet extérieur,
  • goudronnage et aménagement du parking,
  • pose des grilles et des portails,
  • pose des réverbères,
  • construction du chemin d'accès,
  • installation de la sculpture à l'entrée d'honneur,
  • etc.

Aujourd'hui la journée commence par une opération portes ouvertes pour visiter le hall et l'auditorium (mais pas les salles de musique), de 14h00 à 18h00. Le hall est superbement décoré avec des compositions florales montées autour de véritables instruments de musique. A 18h00 a lieu l'inauguration officielle en présence de notre bon maire, du préfet et d'un certain nombre de personnalités. Un ruban tricolore barrant l'entrée principale est coupé par Serge Lepeltier, notre maire et ancien ministre (éphémère) de l'écologie. Dans la foulée, la statue qui trônera à gauche de l'entrée est inaugurée en présence de sa créatrice, Sylvie Paulhac.
Puis l'auditorium reçoit ses premiers spectateurs sur les sièges bleus flambant neufs. Nous avons droit aux discours obligatoires. Celui de Pierre Raffestin, président du Conseil Général, tranche par son thème. Il parle de la culture comme un instrument de liberté, de développement individuel, indépendant de la condition sociale des Hommes. Ensuite se déroule un concert de prestige avec deux artistes internationaux, la violoniste Clara Cernat et le pianiste Thierry Huillet. La salle est pleine, au-delà de la limite de sécurité. Je reconnais totalement le talent et la virtuosité des artistes, mais ce genre de musique me laisse toujours indifférent.

A la sortie de ce concert, un buffet-cocktail attend les personnes présentes. Comme d'habitude, heureusement que j'ai de grands bras pour me servir, en bousculant quelque peu les personnes scotchées au buffet.

Enfin l'auditorium, fermé entre temps, rouvre pour les concerts donnés par les élèves de l'école de musique :

  • ensemble de vielles à roues,
  • orchestre symphonique (dirigé par le directeur de l'école, monsieur Jéhu),
  • ensemble de flûtes (dont fait partie notre fille),
  • ensemble de cuivres de la région Centre,
  • ensemble de jazz "Jazz on Five".

En écoutant l'orchestre symphonique, nous pouvons nous rendre compte de l'acoustique exceptionnelle : le moindre souflle de flûte, le moindre glissement d'archet s'entend nettement, tous les instruments se distinguent parfaitement, c'est étonnant. On peine à se rappeler que ce n'est qu'une école ! Beaucoup de villes aimeraient sûrement bénéficier d'un équipement semblable.

Nous quittons discrètement la salle après l'ensemble de flûtes. Nous faisons le tour de l'école, le long de l'Auron, pour admirer l'éclairage et l'atmosphère particulière dégagée par les planchers en bois, le chemin sableux, l'eau de la rivière et les lumières indirectes.

Cette journée marque la fin d'une ère et le début d'une nouvelle qui, malgré un certain nombre de bouleversements dans notre vie quotidienne, sera forcément bénéfique à long terme. Notre quartier, peu connu des Berruyers, va s'animer et être revalorisé par ce nouvel édifice d'importance.

J'ai pris encore beaucoup de photos, qui achèvent mon important reportage photographique commencé en décembre 2005.