Hard candy

Le film commence un peu de façon démagogique, semblant surfer sur la vague "pédophilie et Internet". Hayley, une jeune fille de 14 ans, chatte avec un photographe du double de son âge et accepte facilement un rendez-vous IRL1. Après une rencontre dans un lieu public, elle accepte même de le suivre chez lui. Il lui prépare un cocktail, qu'elle refuse car "nous les jeunes on nous apprend à ne pas boire ce qu'on n'a pas préparé", et c'est elle qui fait les mélanges. Un peu aidée par l'alcool, elle lui demande de faire quelques photos d'elles et... c'est là que le film bascule.
Le tournant scénaristique imprévisible donne du coup de l'intérêt au film, car les rôles sont inversés : le photographe a été droguée par la délurée et il se réveille ligoté sur une chaise, avec face à lui une petite démone perverse bien décidée à lui faire payer ce qu'elle croit être un crime pédophile.
Je n'en dirai pas plus sur la suite car le film n'a d'intérêt que par les (petites) surprises qu'il dévoile, jusqu'au final plutôt abrupt. Ce film n'a rien d'anthologique mais montre une facette peu courante des rapports enfant-adulte.
Par contre j'aime bien l'affiche car à la fois elle ne dévoile pas l'intrigue (on a l'impression que c'est la petite fille qui va se faire piéger) et, quand on a vu le film, on comprend que la cape de petit chaperon rouge est bien adaptée (car le loup s'est quand même bien fait avoir).

1 In Real Life = dans la vraie vie

AlloCiné

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet