Lord of the Dance est la seconde troupe de danse irlandaise et claquettes la plus connue, après Riverdance, la pionnière. Lord of the Dance est la création entière et unique de Michael Flatley, un danseur de claquettes irlandais hors pair et à l'ego surdimensionné. Michael Flatley a arrêté de danser dans son spectacle en 1998 mais est resté chorégraphe principal, et le spectacle continue à tourner de par le monde, servi par plusieurs troupes, avec un succès toujours énorme.
Les deux spectacles différent essentiellement dans le thème abordé. Riverdance s'appuie sur l'émigration des Irlandais vers le Nouveau Continent, avec ce que ça comporte de nostalgie du pays et de découverte d'une autre culture. L'un des clous du spectacle est le "duel" entre danseurs de claquettes irlandais, raides et droits, et les danseurs noirs américains, souples et expressifs. Lord of the Dance s'appuie lui sur une légende celtique qui raconte l'histoire du peuple venu d'Irlande. Ce qui saute aux yeux aussi est la sensualité qui se dégage de Lord of the Dance, quasi absente de Riverdance. La danse de Merrighan, la tentatrice en rouge, est un bijou de sensualité, voire d'érotisme diffus. A part cela, la structure des deux spectacles se ressemble : danses en groupe, danses en couples, affrontements aux claquettes, duos d'instruments, chants solo, etc. Nous avons vu les deux spectacles au Zénith d'Orléans et j'ai par contre le souvenir de la présence de musiciens en live sur scène dans Riverdance, mais pas dans Lord of the Dance.
Le spectacle d'hier soir était superbe, mais beaucoup trop court. Il était scindé en deux parties de 40 minutes environ, séparées d'un entracte de 20 minutes, bien trop long à mon goût. Les danseurs étaient toujours extraordinaires, et la musique très jolie. Nous étions à 30 mètres environ, mais légèrement au-dessus de la scène, ce qui est mieux pour ce genre de spectacle. J'ai bien essayé de prendre des photos, mais avec la distance et le mouvement continu des danseurs, le résultat est quasi nul. Car j'ai pu passer mon appareil photo, comme souvent. La sécurité à l'entrée était bienveillante et souple, eut égard au public très sage. En demandant à l'un des vigiles, nous avons même pu passer avec notre bouteille d'eau, malgré l'interdiction placardée à l'entrée.
Si (petite) déception il y a, elle concerne seulement la comparaison avec le spectacle enregistré sur DVD (que je connais par coeur) qui est le spectacle originel avec Michael Flatley, et j'ai noté plusieurs différences. L'énergie de Flatley d'abord, qui explose littéralement sur scène, au contraire du danseur principal d'hier soir, qui faisait très bien son travail, mais sans étincelles particulières. Le duo de violonistes ensuite, deux superbes jeunes femmes sur le DVD, un homme et une femme hier. Don Dorcha enfin, l'ennemi du Seigneur de la Danse, un colosse sur le DVD, mais de taille normale hier. On pourrait ajouter, même si c'est loin d'être important, la beauté des danseuses, sans comparaison entre le DVD et hier soir. En particulier Merrighan, que j'aurais mieux fait de ne pas aller regarder de trop près. Mais bon, ces critiques sont mineures et n'enlèvent rien à la qualité parfaite du spectacle et au plaisir que j'ai pris à y assister.
Notre retour à Bourges a été particulièrement performant. Sur les conseils avisés d'un ami nous nous étions garés sur le parking du Quick à quelques minutes à pied du Zénith, et pas sur le parking des spectateurs. Ainsi, à la sortie, nous avons échappé à la foule des piétons et des voitures et cinq minutes chrono après avoir quitté la salle nous étions sur l'autoroute. Dernière anecdote, à la sortie du péage de Bourges nous avons été arrêtés par des gendarmes pour un contrôle d'alcoolémie, négatif évidemment. Depuis que je conduis ce n'est que la seconde fois que je suis soumis à ce genre de contrôle.