Cashback

Ceux qui ont aimé Full monty, Coup de foudre à Notting Hill, Quatre mariages et un enterrement, ou à la limite Lost in translation, devraient aimer Cashback. C'est un film typiquement représentatif de ce que savent le mieux faire les Anglais : les comédies un brin excentriques, mélancoliques, où l'amour entre des gens ordinaires tient une bonne place. On peut s'identifier sans difficultés au personnage principal, au détail près qu'il est capable d'arrêter le temps et qu'il ne dort plus ! Mais sa vie, ses préoccupéations, ses joies et ses peines sont les nôtres. Les personnages secondaires, surtout masculins, sont par contre bien barrés, mais tout aussi attachants (ah ! comment oublier Spike dans "Coup de foudre à Notting Hill" ou Matt dans "Cashback" !).
On pourrait taxer l'affiche de racoleuse car si, oui, cette fille est ainsi à demi dévêtue, cela ne dure qu'une seule scène pendant laquelle est elle immobilisée, cela n'a rien de grivois ou de sexuel, au contraire, le but est uniquement artistique. Elle sera d'ailleurs rhabillée lorsqu'elle se remettra à bouger.
Il y a dans le film une certaine lenteur, une poésie certaine et une sensualité affirmée, soutenues par une bande son discrète et non intrusive, qui rappelle les films de Sofia Coppola. On remarque également un esthétisme omniprésent, sans doute parceque le réalisateur, Seal Ellis, est ancien photographe de mode, et qui peut en agacer certains (en particulier le recours fréquent aux ralentis).
Enfin moi j'ai bien aimé ce film. Il fait partie de ces films dont j'aurais aimé vivre l'histoire et connaître les personnages.

AlloCiné

Ajouter un commentaire

Les commentaires peuvent être formatés en utilisant une syntaxe wiki simplifiée.

Fil des commentaires de ce billet