Le concert est prévu à 21h00 mais je sais que nous serons assis à des tables et qu'aucune réservation n'est possible, donc je pars de bonne heure. La route se passant mieux que prévu, j'arrive très tôt, à 19h00. Trois Potes sont déjà là, à se geler dans la bise mordante. Nous faisons connaissance, en essayant de nous protéger du vent. Je demande aux organisateurs à quelle heure les portes ouvriront : on me répond 20h00. Au bout d'un moment, d'autres potes arrivent et nous nous dirigeons vers la porte d'entrée pour la dernière attente. Je distribue à chacun le petit badge en papier que j'ai confectionné à l'effigie de Marie.
Lorsque les portes ouvrent, nous sommes les premiers et nous investissons la table qui nous est dévolue, juste face à la scène. La salle se remplit rapidement. L'ambiance fait un peu "goûter du troisième âge" car les spectateurs sont installés à des tables longues, avec un verre devant chacun pour de l'éventuel Vouvray. La scène est agrémentée d'un énorme disque de tissu tendu sur un cercle de métal, juste derrière les musiciens. L'éclairage et les blocs d'enceintes sont impressionnants, très pro. On constate la présence de nombreuses lyres, on se croirait (presque) au Printemps de Bourges. Franck vient nous dire quelques mots, ainsi que son père et le père de Marie, dont je fais enfin la connaissance. Au final nous serons une vingtaine de Potes, c'est vraiment sympa, l'ambiance promet d'être enthousiaste.
Le concert commence avec quelques minutes de retard par le classique "Gardez bien vos moutons". Les chansons s'enchaînent cette fois sans un accroc, tout est en place. J'ai l'impression que les jeux de scène ont encore été travaillés (Marie commence deux chansons à côté de Babar, avec sa guitare). Par contre je ne relève pas de changements importants dans les arrangements, contrairement à tous les précédents concerts auxquels j'ai assisté. Au bout de huit chansons ("Gardez bien vos moutons", "Septième ciel", "Les baleines", "Funambule", "Tourterelle", "Le bistrot ", "Ben alors quoi ?", "Marchand de froufrous"), Marie annonce l'entracte, prévu sur le programme. Et c'est très dommage car cela casse la dynamique du concert, et l'ambiance parmi les spectateurs. Cet entracte est le tribut payé au commerce, il est impératif de vendre du Vouvray au maximum de gens.
Après un temps bien trop long à mon goût, le concert reprend et heureusement l'ambiance revient rapidement avec "Manouche". Quand Marie chante "Le curé" qui est maintenant bien connue, quelques sifflets complices s'élèvent lorsqu'elle murmure la fameuse phrase 1. Suivent "Joyeux Noël" et, surprise, deux nouvelles chansons. Marie ne les nomme pas, elles n'ont peut-être pas encore de titre définitif, je les appellerai donc "Le temps des noyaux" et "Pas ma faute". La première est très calme, presque une ballade, que Marie vient chanter agenouillée au bord de la scène. Ses musiciens se placent en cercle derrière elle, Damien tapant sur des tablas. Lorsqu'elle ne chante pas, Marie prend des attitudes que j'aime beaucoup, tête baissée, micro en main devant son visage. Je n'ai pas assez compris les paroles de cette chanson pour expliquer de quoi elle parle. La seconde chanson est par contre beaucoup plus dynamique, et raconte que Marie est issue d'une famille normale, sans histoire et que pour avoir de la notoriété elle aurait du être d'une famille à problèmes. Marie a chanté ces chansons pour la première fois hier soir à Avoine. Le concert se finit par "La belle vie", "Café noir" et, en rappel, "J'tai inventé" et "Paysage perdu", repris en choeur par une partie des spectateurs. Pour le second album (toujours prévu en septembre prochain), nous avons donc onze chansons potentielles : "Aquarelle", "Ben alors quoi ?", "Café noir", "Funambule", "J'tai inventé", "La belle vie", "Les chevaliers", "Les noyaux", "Pas ma faute", "Pattes de loup" et "Tourterelle".
Un mot sur les éclairages qui étaient abondants mais pas toujours judicieux. Trop de couleurs unies, donnant parfois des teintes curieuses aux musiciens, et pas assez de poursuites, en particulier pour les solos de Franck, sur Damien et pour le salut des quatre musiciens. Par contre pour les photos c'était plus facile, les musiciens étant rarement dans la pénombre.
J'ai constaté aussi un Babar de plus en plus souriant, sans doute la preuve que son intégration est terminée, et qu'il se sent parfaitement à l'aise maintenant. Aucune erreur dans le spectacle cette fois, donc sans doute beaucoup moins de stress qu'à Argenton en décembre dernier. Au fait, Marie n'avait pas remis sa sublime petite robe noire vue à Argenton. Après le concert, Franck, Marie et même Damien sont venus bavarder avec nous en buvant un coup, après l'incontournable séance d'autographes. Nous avons partagé les excellents petits gâteaux confectionnés par Fantômette. Nous avons même réalisé une photo de famille avec Marie, Franck, Damien et les potes encore présents à cette heure tardive. Cette soirée a été très agréable, surtout grâce à la présence de nombreux Potes.


1 « J'pense à lui, j'pense à lui, et, honteuse, de temps en temps ma culotte s'humidifie. » (© Marie Cherrier)

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