Organisé par l'association "Vivez la danse", à Saint-Caprais (près de Bourges), il était animé par Gwen Lemercier, jeune et talentueux animateur breton originaire de Saint-Brieuc. Le stage était découpé en deux parties : samedi de 14h30 à 18h00 et dimanche de 10h00 à 13h00.
Samedi nous sommes en retard car Solène avait cours à l'école de musique et nous arrivons à la fin de l'échauffement. La salle est pleine (une soixantaine de personnes) et nous reconnaissons de nombreux danseurs d'autres groupes ou croisés au hasard des bals folk. Après l'échauffement, Gwen commence par une danse simple en rond (le pas de trois), puis du pas de gavotte de base. Ce pas est différent de celui que nous pratiquons habituellement. Tout au long de l'après-midi nous apprendrons des gavottes différentes, de moins en moins simples, pour terminer par la gavotte bigouden, longue suite de figures, comparable à la gavotte de l'Aven que nous connaissons déjà mais, à mon avis, d'un niveau plus élevé. Je tente de prendre des notes lors des courtes pauses ou pendant les explications. Mais retranscrire sur papier des pas aussi complexes est loin d'être évident ! Je note au moins le nom des danses apprises : gavotte rouzig, gavotte glazik, gavotte de Landudec (?), ainsi que le nom des figures de la gavotte bigouden : bal à 2, bal à 4, bal à 8, jabadao, gerbe, phare, oiseaux, stoupic et jibidi (que nous verrons dimanche).
Le stage proprement dit se termine à 18h30 et nous préparons la salle pour l'apéritif et le repas pris en commun. Chacun a apporté des plats différents, disposés sur une longue table. L'apéritif est évidemment un kir breton (mûre ou cassis avec cidre). Les boissons fraîches, le café et le thé sont à volonté, l'organisation est sans faille. Après le repas, les tables et les chaises sont rangées et le bal folk commence. Quatre musiciens montent sur scène, avec vielle, accordéon et bignou koz (petite cornemuse) et jouent des musiques aussi bien berrichonnes que bretonnes ou classiques en bal. Rapidement je commence à bien ressentir la fatigue mais je continue à danser pour le plaisir. Les musiciens arrêtent vers minuit. Solène et Magali (son amie accordéoniste) en profitent pour jouer quelques derniers morceaux. Et il y a toujours quelques couples pour danser sur leurs airs !
Dimanche le lever est très difficile pour moi, je découvre des muscles inconnus qui se rappellent à moi de façon insistante. Nous passons prendre une amie et arrivons en avance aujourd'hui. Gwen Lemercier commence pile à l'heure, à 10h00, un bon point pour lui. Il y a beaucoup moins de monde qu'hier, peut-être une quarantaine de personnes. La séance commence de nouveau par un échauffement, d'autant plus nécessaire que je ne suis pas le seul à être courbaturé. Il nous fait travailler en douceur les chevilles, les genoux, les hanches, les épaules et la tête. Je suis étonné par le silence total pendant les exercices, comme si les gens soit se réveillaient doucement, soit se concentraient déjà.
Puis le cours proprement dit reprend, avec les deux dernières figures de la gavotte bigouden, le stoupic et le jibidi. Ensuite Gwen nous apprend une danse en couples et en rond, beaucoup plus facile, la dañs treger. Les musiques choisies pour danser sont très jolies, la danse elle-même est agréable mais le niveau technique est bien moindre qu'hier. Comme hier, après la séance Gwen demande quelques bons danseurs volontaires pour montrer les danses de façon à être filmées. Le film nous sera précieux ensuite pour apprendre les danses pour notre groupe.
Nous prenons de nouveau le déjeuner en commun, avant de nous séparer. Il n'y aura pas de danse entre nous après car les gens sont pressés de rentrer chez eux. Ceux qui habitent le plus loin viennent quand même du 42, la Loire !
En conclusion ce week-end a été à la fois enrichissant, fatiguant et très agréable. J'aurais juste souhaité que le stage continue un peu le dimanche après-midi, au final il m'a semblé un peu court par rapport au niveau des danses. Reste maintenant à assimiler et reproduire les danses entre nous à Brug-Arvor, mais c'est une autre histoire !