Nous commençons la matinée par quelques courses de dernière minute à la Chiclana de la Frontera. La ville n'a pas de cachet particulier mais offre de nombreuses boutiques. De plus ce n'est pas une ville touristique, donc les magasins et les badauds sont typiquement espagnols. Nous visitons le marché couvert, bondé et regroupant de nombreux étals. Nous trouvons les même produits que chez nous (fruits, légumes, viandes, pains, paniers, etc.) mais présentés différemment et à des prix qui nous paraissent assez élevés. Par exemple les cerises que j'apprécie tant sont à 9,40 € le kilo ! Nous achetons une bricole pour Solène, un second éventail, simple et blanc, ainsi que de très belles chaussures rouges à talon, en solde. Dans toutes les villes il y a beaucoup de magasins de chaussures, de tous styles et de tous prix. Un dernier arrêt dans un supermarché pour acheter eau et crème solaire et nous rentrons à l'hôtel nous préparer pour la plage.

Il est 14h00, le soleil est au zénith et la chaleur est intense, je ne suis pas loin du bonheur. Nous nous enduisons soigneusement de crème. Jusque là nous avons été tellement prudents en utilisant une crème à haute protection, que malgré le temps passé en plein soleil nous n'avons qu'un léger hâle. La marée est haute, ça change car la plage est du coup très étroite. Il y a de bonnes vagues, c'est agréable. Nous restons plus de trois heures en plein soleil, avec un programme simple : bain, bronzage du côté face, bain, bronzage du côté pile et bain. En fin d'après-midi nous remontons au bord de la piscine pour en profiter une dernière fois. Là il n'y a plus de vent, et nous ressentons plus intensément la chaleur.

Ce soir, enfin, nous avons largement le temps de nous préparer pour le dîner. Pendant que Christine peaufine son maquillage, je vais prendre une série de photos de l'hôtel, tant qu'il n'y a pas grand-monde dans le patio. A 20h15 nous sommes encore les premiers. Le dernier dîner se passe dans une douce chaleur. Christine teste encore des plats surprenants, en particulier une coupe contenant une substance blanche au-dessus d'une substance rouge : une mousse de saumon sur un coulis de fraise ! Elle apprécie, mais moi je n'imagine même pas y goûter. Ce soir il y a des demi-langoustes à profusion. Crues, elles sont cuites à volonté par le cuisinier. Mais Christine n'est pas tentée, c'est un comble.

Nous tentons de retourner sur Internet mais les postes sont toujours hors service et la réceptionniste m'indique qu'ils ne seront pas réparés avant lundi. Après un dernier cocktail sur fond musical, à écrire les dernières cartes postales, nous prenons quelques autres photos de l'hôtel de nuit. Et puis il faut bien faire les bagages. Christine effectue son tour de prestidigitation annuel : faire entrer dans une seule valise tout ce qui est arrivé plus tout ce que nous avons acheté sur place. Cela lui prend plus d'une heure, avant de prendre un repos bien mérité après cette journée riche en soleil.