Après un petit déjeuner pris tôt, nous allons payer la note. C'est la première fois que nous pratiquons ainsi, car les autres années le voyage était payé à l'avance à une agence de voyages. Or cette année Christine a réservé directement auprès de l'hôtel sur Internet. Christine a calculé à l'avance le montant estimé et nous payons exactement ce qu'elle a prévu, au centime près. Certes c'est une somme conséquente mais un rapide calcul de ce que coûte une minuscule chambre à l'hôtel Mercure, boulevard Montparnasse à Paris, avec petit déjeuner et repas quelconque mais sans l'ombre d'un service comme nous l'apprécions ici, nous ôterait tout scrupule si nous en avions. La comparaison tourne sans hésitation en faveur de notre hôtel et le prix reste raisonnable par rapport au niveau et à la qualité très élevés des services dont nous avons bénéficié.

Ensuite nous terminons les bagages et nous allons piquer une tête dans la piscine. A cette heure matinale il n'y a personne dans l'eau, et nous avons l'immense piscine pour nous seuls. Une forte brise souffle sur la côte et il fait meilleur dans l'eau qu'au dehors. D'ailleurs au petit déjeuner c'était un peu la panique à cause de ce vent, avec les parasols, les serviettes, les nappes, etc. A 10H00 précises le jet d'eau jaillit au milieu de la piscine, marquant l'ouverture officielle de la piscine. C'est à ce moment que nous retournons à la chambre nous préparer au départ. Nous demandons à la réception quelqu'un pour apporter nos bagages à la voiture.

Nous branchons TomTom, qui nous amène encore une fois directement à l'aéroport de Séville. Nous nous amusons à calculer l'itinéraire routier entre Bourges et Sancti Petri : TomTom nous annonce 1735 kilomètres et 18h00 de trajet. Nous arrivons juste à temps pour rendre la voiture, après 1136 kilomètres effectués dans la semaine. Nous avons plus de deux heures d'attente, que nous passons entre un bar et les boutiques. L'avion arrive avec dix minutes de retard et du coup le personnel au sol accélère l'embarquement pour réduire le retard. Cette fois nous sommes assis à côté d'une jeune espagnole taciturne qui ne nous adresse ni un mot, ni un sourire.

A peine les Pyrénées franchies, les nuages sombres s'accumulent et nous atterrissons sous la pluie, avec un froid vraiment pas de saison. Avec mes sandales et mon chapeau de paille je me sentirais presque ridicule. Nous prenons possession de la voiture de location, une Renault Twingo, rebranchons TomTom en direction d'un village près de Dordives, où nous devons récupérer Solène. Nous faisons le trajet sous une pluie battante. Étant donné le temps, nous ne reprenons pas l'autoroute entre Dordives et Bourges, et nous passons par Gien. En arrivant à Bourges nous faisons une halte à Quick car nous avons faim tous les trois.

Après une semaine très agréable ce temps pourri me donne un sévère coup au moral. A peine arrivé à la maison, je consulte la météo pour les jours à venir sur Internet : il semble que cette journée pluvieuse soit la seule avant longtemps et que le soleil revienne dès le lendemain. Tant mieux !