En fait au départ ce sont les circonstances qui m'ont poussé à m'équiper ainsi. Tout d'abord mon fidèle appareil argentique, mon Pentax Super-A, a rendu définitivement l'âme cet été. Après avoir été contraint d'utiliser un tournevis pour embobiner le film, le déclencheur est resté... enclenché ! J'ai eu beau l'ouvrir et démonter ce que j'ai pu, rien n'y a fait. Bon, j'avais acheté cet appareil en mai 1984 et j'ai du faire avec plus de 20 000 diapos, alors il m'a rendu de longs et loyaux services. Mais j'ai eu forcément un pincement au coeur en l'abandonnant.

Depuis cinq ans j'utilise aussi le Sony F717, mon second appareil numérique. Je l'utilise même beaucoup plus que le Pentax, à part pendant notre voyage annuel à l'étranger. Les diapositives étant beaucoup plus belles que mes photos numériques, je préférais le Pentax pour les paysages et monuments.

Le revers de la médaille est qu'en passant de l'argentique au numérique j'ai arrêté de faire des belles photos, des photos artistiques, au cadre et à la lumière soignée. En effet avec un appareil numérique on a tendance à photographier tout et n'importe quoi, à prendre beaucoup de photos, puisque ça ne coûte rien et qu'on peut trier ensuite, à faire en quelque sorte du reportage quotidien.

Avec un argentique, du fait du coût des photos et du décalage entre la prise de vue et le visionnage, on fait forcément plus attention à tout : cadrage, arrière-plan, lumière, focale, etc. On se demande aussi s'il est bien utile de prendre telle ou telle photo, d'où une sélection plus pointue des clichés.

Mais le Sony commence aussi à vieillir, je l'ai beaucoup utlisé, j'ai pris des dizaines de milliers de photos avec. Il a déjà été réparé aux frais de Sony à cause d'un capteur défectueux et l'électronique commence à montrer des signes de faiblesse en grand angle.

Toutes ces raisons m'ont donc poussé à acheter un nouvel appareil. Quitte à changer je voulais reprendre un reflex, pour les possibilités qu'un tel appareil offre et pour tenter de retrouver le plaisir de faire des belles photos. Depuis plusieurs mois j'ai lu avec attention tous les descriptifs, comparatifs, avis et tests que j'ai pu trouver sur Internet, en français et en anglais. Car l'univers du reflex numérique est vaste et complexe, infiniment plus qu'en argentique ! Il faut choisir un boîtier, plus des objectifs. Pour un boîtier, les prix vont de quelques centaines d'euros à plus de 9600 € pour le Canon EOS 1DS Mark III nu ! Pour les objectifs la gamme est encore plus large : de quelques dizaines d'euros pour un zoom bas de gamme à plus de 8800 € pour le téléobjectif Canon 600 mm en gamme L.

Bon évidemment le choix doit être raisonnable, en fonction des besoins, du budget et de la qualité du photographe. J'avais arrêté mon premier choix sur le Canon 400D, peu cher, récent et bien équipé. Sauf qu'un photographe avec qui j'ai discuté a mis en avant quelques défauts, en particulier sa petite taille et sa coque majoritairement en plastique. Il m'a donc conseillé le Canon 30D, en fin de vie car déjà remplacé par le 40D, donc avec des prix en chute libre, bien qu'un peu plus cher que le 400D. Mais le 30D est l'entrée de gamme professionnel, donc d'une qualité bien supérieure. Après avoir encore réfléchi et constaté que le 30D était introuvable en boutique, je me suis décidé à l'acheter sur Internet. Il était vendu comme souvent en kit, avec un objectif 18-55 mm de mauvaise qualité mais ne valant que quelques dizaines d'euros. Cependant je l'ai payé moins cher qu'un boîtier nu ailleurs car en l'achetant à la FNAC, j'ai bénéficié d'une grosse remise en tant qu'adhérent.

Reste maintenant à choisir de bons objectifs, à la hauteur du boîtier. Et là c'est encore plus difficile, tant le choix est vaste. Il m'a déjà fallu comprendre l'équivalence entre les focales en argentique et les focales en numérique. Pour le Canon 30D il y a un rapport de 1,6, ce qui signifie qu'utiliser un 200 mm en numérique équivaut à cadrer comme avec un 320 mm en argentique ! Avec mon vieux Pentax j'utilisais un 28 mm, un 50 mm et un 70-210 mm. Après moult lectures et comparaisons, je me suis décidé pour :

Comme sac j'ai choisi le Lowepro SlingShot 200 AW, un sac original qui se porte en bandoulière et, en basculant, permet d'atteindre le matériel qu'il contient.

Je demanderai au père Noël le flash Speedlite 430EX. Reste maintenant à maîtriser la bête, ce qui prendra du temps, vu sa complexité...

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