En effet je me réveille bien avant Christine et je me glisse sur le balcon, où j'ai le temps d'écrire plusieurs cartes postales avant qu'elle émerge. Il fait toujours aussi beau, l'hôtel est calme à cette heure matinale, je suis vraiment bien.

Après le petit déjeuner nous faisons comme beaucoup de clients de l'hôtel : nous allons réserver deux chaises longues au bord de la piscine en y posant nos serviettes personnelles. Nous choisissons un emplacement au soleil, mais protégé par un grand parasol. Puis nous allons faire le plein d'essence de la voiture à quelques kilomètres, où l'essence est la moins chère. De toute façon elle est moins chère qu'en France, elle vaut presque quarante centimes de moins au litre. A notre retour au parking de l'hôtel, le compteur partiel indique cinq cent douze kilomètres : c'est pas mal pour une île de soixante kilomètres de long. En attendant de rendre la voiture nous retournons au poste Internet. Malheureusement mon incident d'hier soir a vidé mon crédit de connexion et j'ai juste le temps d'indiquer à Solène notre heure de retour.

A 11h00 précises je descends à la réception pour attendre la personne qui reprendra la voiture. Au bout de vingt minutes une femme portant un sac de Sixt arrive mais s'adresse à un autre client. Quand elle a fini, je me présente, mais elle est surprise : elle pensait que je déposerais simplement les clefs à la réception, alors que je croyais que nous devions nous rencontrer pour une quelconque signature. Malgré ce quiproquo le hasard a bien fait les choses, car j'aurais pu attendre longtemps.

Escalier dans l'hôtel

Je retourne à la chambre chercher Christine et nous descendons nous installer à la piscine, pour une bonne journée d'oisiveté. Avant de m'allonger comme un lézard au soleil, je parcours l'hôtel et ses jardins pour prendre quelques photos. Je dépose l'appareil à la chambre et je rejoins Christine. Il y a pas mal de jolies filles autour de nous mais une seule est en monokini. Ce n'est vraiment pas une pratique répandue en Grèce, au contraire de l'Espagne. Je passe l'après-midi à somnoler au soleil, écouter de la musique sur mon baladeur, lire (un peu), me baigner (souvent) et regarder autour de moi : l'idéal en vacances, selon mes critères. Christine lit beaucoup plus que moi, se fiche complètement de l'activité autour d'elle et m'accompagne pour se rafraîchir dans l'eau. En fin d'après-midi le vent se lève et le plagiste replie tous les parasols. Nous restons en plein soleil, mais avec une bonne couche de lait solaire ce n'est pas un problème.

Vers 17h30 nous levons le camp. Nous passons acheter quelques bricoles de dernière minute à la boutique et nous rentrons à la chambre. Christine a un peu de travail maintenant : il faut refaire les bagages ! Cette année nous n'avons presque rien acheté, donc l'entreprise ne devrait pas poser de problèmes. Nous faisons une pause pour aller dîner. Une serveuse accepte gentiment de nous prendre en photo. Puis nous retournons à la chambre et Christine continue les bagages.

A 21h00 nous ressortons pour aller à la plage où est prévue une beach party avec des danseurs professionnels. Nous arrivons un peu en avance et nous nous installons dans le noir, loin du bar, au bord de l'eau, sur des chaises longues. L'atmosphère est presque irréelle : le calme et la nuit qui nous enveloppent contrastent avec les fortes lumières et l'agitation autour du bar, à quelques dizaines de mètres. Nous sommes bien et heureux.

Quand le spectacle commence nous nous rapprochons de la piste. Il s’agit en fait de danses rock acrobatiques, exécutées par un homme et deux femmes très professionnels. Tous trois sont superbes et les danses qu’ils présentent sont époustouflantes. Les filles changent plusieurs fois de robe mais leur spectacle ne dure pas très longtemps. Ils sont chaudement applaudis. Après eux un résident brésilien vient faire une démonstration de musique de son pays, avec un instrument typique, et faire quelques mouvements de capoeira. Nous fuyons quand la beach party tourne à la soirée façon Club Med', avec les animateurs invitant les résidents à se produire sur la piste. Même le barbecue de pop-corn ne nous retient pas.

Nous montons au bar en terrasse pour déguster un dernier cocktail. Tous les canapés sont pris mais nous trouvons quand même deux fauteuils libres que nous rapprochons. Christine abandonne les bagages pour ce soir, demain nous aurons le temps de les finir.

Danseurs acrobatiques