Hier soir j'ai réglé le réveil de ma montre sur 7h00, en oubliant complètement que celui-ci ne tient pas compte du fuseau horaire. Il était donc réglé pour l'heure française. Heureusement je me suis réveillé seul, largement à l'heure. Pendant que Christine prend sa douche, je vais rapidement prendre quelques photos du restaurant. Il vient d'ouvrir, il n'y a que quelques clients, le moment est propice. Puis nous y retournons ensemble pour le petit déjeuner. Il est encore tôt, peu de tables sont occupées, c'est agréable, et nous jouissons d'un silence inhabituel jusque là.

Ensuite je m'arrête à la réception pour régler la note. Aucune surprise, le montant annoncé par Christine est même supérieur de quelques dizaines de centimes à celui que je règle. Puis nous remontons à la chambre pour finir tranquillement les bagages. Nous avons largement du temps devant nous et nous jetons un oeil distrait à la télévision en attendant l'heure du départ.

Un peu avant l'heure prévue, nous descendons nos bagages dans le hall. Un car de Français a dû arriver, il y en a partout ! Le taxi est prévu à 10h10 : il arrive à 10h09. Un homme est déjà installé à l'avant. Nous l'avions repéré dans l'autocar à notre arrivée. Le chauffeur est un jeune grec bronzé, coiffé d'un catogan, très glamour. Il est surpris par le poids de notre valise, qui approche les trente kilos. Le trajet se passe en silence, et il nous dépose à l'heure dite devant la porte des départs à l'aéroport.

Nous faisons la queue pour l'enregistrement, qui a déjà débuté. Le contrôle visuel des bagages se fait manuellement : chaque voyageur doit apporter ses bagages devant la machine à rayons X, pour qu'ils soient contrôlés et envoyés sur le tapis roulant. C'est un peu confus et pas très organisé. Le poids des valises n'est pas affiché, mais aucune surtaxe ne nous est réclamée, nous devons donc être dans les clous. Nous échangeons quelques mots avec l'autre passager du taxi. Il dit être déçu par Corfou parce que... son hôtel n'était pas terrible ! Comme de nombreux touristes, il n'est pas sorti de son hôtel de toute la semaine, sauf pour une des excursions les plus touristiques, en bateau. Et il répandra autour de lui que « Corfou n'était pas terrible » alors qu'il n'en connait rien d'autre que les murs de son hôtel. Vive le tourisme de masse...

Comme l'aéroport est petit, de la salle d'embarquement nous avons vue sur les avions garés, tous proches. Nous voyons arriver l'avion d'Air Méditerranée qui nous est destiné. Nous nous amusons à observer la manière dont les bagages sont extraits des soutes : aucune précaution n'est prise, les valises sont jetées sens dessus dessous, parfois de la hauteur d'un homme. Cela nous conforte dans le choix d'une valise rigide et solidement verrouillée. Grâce au zoom de mon appareil photo, je vois même notre propre valise monter dans l'avion sur le tapis roulant, sens dessus dessous.

L'embarquement et le décollage se font à l'heure, c'est agréable. Le personnel de bord est composé d'une hôtesse et de trois stewards. L'un d'eux a un look un peu sauvage, avec un énorme bracelet en argent, il plaît bien à Christine. Le commandant de bord s'excuse presque de nous annoncer une température de 20°C et de la pluie à Paris. Super...

L'arrivée se déroule tout aussi bien. Nous récupérons la valise assez rapidement, allons prendre livraison de la voiture, branchons TomTom et prenons la direction de Bourges où nous arrivons en début de soirée.

Corsa de location