Il s'agit du Jeune Fabre et des Galapiats. Le jeune Fabre a marqué au moins une génération d'ados. C'était le premier rôle de Véronique Jannot, alors jeune fleur d'à peine seize ans, confondante de naturel dans ce premier rôle. Elle jouait face à Mehdi El Glaoui, fils de la réalisatrice Cécile Aubry et d'un prince marocain. Celui-ci avait commencé tôt en jouant dans l'éternel feuilleton Belle et Sébastien. Véronique Jannot a laissé pantois bon nombre de mâles adolescents, avec ses yeux de biche, ses seins naissants et sa jupe ultra-courte. La série a un peu vieilli, mais se regarde encore avec plaisir. Elle est le témoin d'une époque où la politesse était la règle, où les adultes vouvoyaient les jeunes gens, où un garçon et une fille pouvaient s'aimer sans se sauter dessus au second rendez-vous. Elle est aussi très typée par rapport aux années 70 et montre un Montmartre de carte postale. Ce rôle a lancé la carrière de Véronique Jannot, qui est devenue une jeune actrice extrêmement populaire grâce à la trilogie Pause café, Joëlle Mazart et Pause-café, pause tendresse. Sa carrière continue depuis sans interruption, au théâtre, au cinéma, à la télévision et même dans la chanson, en particulier avec un célèbre duo en 1984 avec Laurent Voulzy,  Désir, désir.

Les Galapiats a eu une carrière beaucoup plus courte. Diffusé une première fois à la télévision belge à partir du 23 décembre 1969, le feuilleton l'a été une seule fois en France en 1970, puis deux autres fois en Belgique, et c'est tout. J'avais un souvenir diffus de l'avoir vu à la Réunion, ou peut-être lors d'un congé en France, mais cette série m'a marqué, et j'y ai souvent pensé au cours des années. Quand j'en parlais autour de moi, personne ne la connaissais. J'avais deux images en tête, celle de la troupe des Sangliers en cercle dans une église en ruine, et celle de Marion-des-neiges, la jeune héroïne blonde du feuilleton. Quand j'ai revu les épisodes récemment, j'ai trouvé que le feuilleton avait beaucoup vieilli : jeu des jeunes acteurs, façon de filmer, longueurs, etc. Mais j'ai eu un immense plaisir malgré tout à le revoir. Un DVD a été édité il y a quelques années, mais il est introuvable, ni en boutique, ni aux enchères. Dommage.

Marion & Vanessa