Après sept ans sans nous voir, nous sommes retournés chez de très bons amis, en Vendée. Lui, par son travail d'arrache-pied et son élévation jusqu'au rang le plus élevé dans la dernière entreprise qui l'a embauché, s'est construit un patrimoine solide. Au passage, il est la seule personne que j'admire sans réserve, pour ses qualités humaines et professionnelles. Au fil des années, il a fait de leur maison vendéenne, sans cachet particulier au début, une vaste maison chaleureuse et très bien aménagée, avec goût mais sans ostentation.

Nous arrivons vendredi soir pas très tard, grâce aux autoroutes A85 et A87 qui nous amènent à quelques kilomètres de chez eux. Nous connaissions déjà la piscine, mais nous découvrons leur dernière folie : un grand jardin paysager superbe, construit après le rachat d'un champ jouxtant le petit jardinet d'origine. Planté de nombreuses essences, réparties en massifs, recouvert d'une pelouse drue et verte, il offre un aspect un peu sauvage qui est très agréable.

Il y a quelques années les week-ends ensemble étaient très mouvementés : visites, balades, marchés, nous avions peu de répit, sauf le soir, pour profiter du beau temps et de la maison. Cette fois, l'âge aidant, le maître de maison s'est assagi et nous a laissé carte blanche pour choisir nos activités : sans hésiter nous avons opté pour le farniente au bord de la piscine pour profiter de la chaleur et du soleil éclatant. De plus, après sept ans sans nous voir, nous avons mille sujets à propos desquels discuter. Sans oublier les activités annexes comme le billard (sur un superbe billard américain de 2,60 mètres) ou la pétanque, ni les bons vins et les repas excellents et diététiques (poissons variés à la plancha) préparés par nos amis épicuriens. J'avais bien sûr apporté mon appareil photo et avec la benjamine, gamine insupportable devenue une sympathique adolescente avec qui il est agréable de parler, nous avons joué aux reporters et pris près de huit cents photos des gens, des animaux, de nous, de la nature, etc.

En résumé j'ai passé deux jours de pur bonheur, profitant d'une maison de rêve sans avoir les inconvénients de la posséder toute l'année, dans une sorte de bulle temporelle au fil d'une vie stressante et pas toujours gaie.