A 8h00 nous la quittons enfin, en constatant que nous sommes les seuls clients. La route pour l'aéroport est fléchée et nous y arrivons sans encombre. La base Avis où nous devons rendre la voiture est fermée. Donc nous la garons où nous l'avons prise il y a six jours et nous rendons les clefs au guichet. Nous avons roulé pendant 1 655 kilomètres. Devant le terminal, je photographie la statue du joueur de hurling le plus connu en Irlande, Christy Ring. A la douane Solène et moi sommes fouillés car nous refusons d'ôter notre bracelet en argent. Les contrôleurs sont souriants et plaisantent même un peu. Les mesures sont aussi strictes qu'à Roissy mais l'ambiance est plus détendue, taille d'aéroport oblige. Le temps de flâner dans les quelques boutiques, d'aller aux toilettes et de grignoter un peu, c'est déjà l'heure d'embarquer. Solène a dépensé ses derniers sous dans des objets Garfield en Irlandais : ils feront la fierté de sa collection.

L'avion est un Airbus A320, comme à l'aller. Le vol passe d'autant plus rapidement que je fais une petite sieste. Nous récupérons rapidement les bagages ainsi que la voiture de location. C'est une Renault Scenic, très inconfortable et mal commode. Décidément je n'aime toujours pas les Renault. Sur la carte des bouchons en temps réel au comptoir Europcar nous voyons que le périphérique est bouché, et nous décidons de prendre la Francilienne. Tout se passe bien jusqu'à Bourges, où nous arrivons à 17h15. Mais là un incident va ternir un peu ce retour presque parfait. Christine propose de s'arrêter à McDo. Dans le McDrive je suis obligé de reculer et mon rétroviseur heurte une vitre de protection, la fendant du haut en bas. Heureusement la voiture n'a rien (seulement un rétroviseur déboîté facile à remettre), mais il faut s'arrêter faire un constat. Le gérant est aimable et tout se passe bien mais je suis soucieux, craignant qu'Europcar me charge avec la moindre rayure observée à la loupe sur la voiture. Nous rendons la voiture juste à l'heure limite et je décide d'oublier cet incident jusqu'à la fin des vacances.

Car je n'ai aucune intention de gâcher cette semaine merveilleuse que nous venons de passer en famille. Tout s'est bien passé, je pense que Solène et Benjamin étaient heureux de ce voyage, comme Christine et moi.