Il est toujours difficile de trouver un groupe pour animer nos prestations qui soit libre et dans nos moyens financiers. Malgré l'avis sceptique de quelques membres de la Gearbaude, l'EDMT a rapidement été choisi sur sa réputation. Nous connaissons bien le groupe et ses musiciens car Solène y joue régulièrement et certains des musiciens font aussi partie d'autres groupes de la région. Leur particularité est double. Tout d'abord les instruments dépassent les instruments classiques de formations trad' (accordéon, cornemuse et vielle). Dans l'EDMT on peut entendre du violon, de la basse électrique, de la guitare sèche, des flûtes en tous genres, du saxophone, de la clarinette et des percussions. Ensuite les airs bien connus du répertoire traditionnel sont arrangés de façon originale et personnelle par le "chef d'orchestre", Grégory Jolivet. Diplômé en vielle à roue depuis 2004, Grégory s'est rapidement tourné vers l'utilisation de la vielle en musique contemporaine. Très productif, il a enregistré et participé à une vingtaine d'albums depuis 1997 avec de nombreux groupes. Resté simple, il fait à la fois partie du fameux groupe Blowzabella, et compose et arrange pour l'EDMT, sans jamais se mettre en avant, au contraire. Enfin plusieurs membres de l'EDMT composent pour le groupe.

Le matin nous allons aider à installer la salle. La décoration est soignée cette année, avec des bouquets de fleurs sur chaque table, des feuilles mortes colorées sur les tables et sur la scène, et quelques énormes citrouilles. J'ai aussi imprimé en A3 quelques photos de notre groupe lors des échanges annuels.

Le spectacle est prévu à 15h30 mais les premiers spectateurs arrivent dès 14h45 ! A l'heure prévue la salle est loin d'être pleine. Les seize musiciens de l'EDMT sont à pied d'oeuvre, un peu tassés sur la scène. A 15h45 les danseurs de La Gearbaude se mettent en place. Nous sommes un peu inquiets de voir si peu de monde. Cela ne nous empêche pas de fournir une prestation dont nous sommes satisfaits, malgré le parquet ciré et glissant qui nous demande de gros efforts pour ne pas tomber.

Juste après nous l'EDMT entame la première partie du concert. Les gens qui ne connaissent pas l'EDMT sont surpris de la richesse des musiques. Beaucoup reconnaissent bien sûr les airs mais découvrent les arrangements, forcément originaux. Dès la première musique des danseurs se lèvent en investissent la piste. C'est un vrai plaisir car c'est non seulement un bal mais surtout un véritable concert, très plaisant à écouter. La bonne humeur ne quitte jamais les musiciens, sans altérer leur professionnalisme.

Nous revenons ensuite pour une seconde partie de danses. A ce moment une seconde vague de spectateurs arrive, portant le nombre à plus de quatre-vingts. Ce n'est pas mirobolant, mais suffisant pour rentrer dans nos frais. Puis l'EDMT attaque la seconde partie de leur concert. Le temps que les musiciens fassent une pause, nous servons le fromage blanc et les gâteaux. A peine avons-nous fini que l'EDMT, infatigable, attaque la dernière partie, le bal folk. Le parquet se couvre de danseurs, et même ceux qui découvrent la danse folk se lancent pour apprendre certaines danses. Mes beaux-parents, venus pour la première fois nous voir danser du folk, s'éclipsent discrètement, satisfaits de leur journée. Plus l'heure avance, moins il y a de danseurs et plus les musiciens se lâchent. Gregory empoigne la basse, le guitariste se met au cajon, Laurent Fosset troque sa clarinette pour une vielle, etc. L'ambiance reste détendue jusqu'aux dernières notes des derniers boeufs.

Comme d'habitude, chacun met la main à la pâte pour ranger le matériel, replier les tables, empiler les chaises et nettoyer le sol. Nous gardons quelques tables pour un dîner improvisé entre la Gearbaude et six musiciens de l'EDMT, parmi les bons vivants. Thierry Picard, le président, ne tarde pas à entonner des chants divers et variés, des ronds de Saint-Vincent aux chansons des années 60, en passant par les chants de Tri Yann et les chansons paillardes ! Tout le monde se sépare vers 22h30 après une belle journée. Encore une.

1 petit casse-croûte pris en milieu d'après-midi dans le Berry