La Webschool Bourges est une initiative à but non lucratif et non commercial, ouverte à tous (chefs d’entreprise, salariés, étudiants, particuliers, néophytes ou non). A travers des ateliers, elle permet un partage des connaissances, des bonnes pratiques, des usages et des enjeux du Web 2.0. La Webschool Bourges est une adaptation locale du concept "Webschool" créé début 2008 à la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI) d'Orléans. Les sessions ont lieu à la CCI de Bourges, environ toutes les six semaines.

J'ai été invité pour la seconde session en qualité de particulier passionné d'Internet et de la création de sites. J'étais en compagnie de trois autres blogonautes, moins expérimentés en informatique, dont l'un gère le plus gros français site consacré aux amateurs de la pétanque. Nous avons chacun présenté nos travaux pendant une dizaine de minutes. J'avais créé un diaporama pour présenter plus clairement mon parcours et mes réalisations.

Le slogan de la session d'hier était "Websocialisez-vous !" pour signifier que les réseaux sociaux en seraient le sujet principal. Après une courte introduction du responsable du projet, une visioconférence par Skype a été établie, non sans mal, avec Fadhila Brahimi. Chef d'entreprise et consultante, elle a captivé l'auditoire pendant quarante-cinq minutes en nous parlant de stratégie de présence et de personal branding. Plus simplement elle nous a parlé de l'importance cruciale et croissante des réseaux sociaux pour les entreprises d'aujourd'hui pour gagner en notoriété et en crédibilité, mais aussi pour les individus, de la nécessité de gérer au mieux soi-même les informations personnelles présentes sur Internet, en évitant quelques pièges, etc. Parmi les nombreuses informations, recommandations ou conseils, j'ai retenu :

  • éviter d'indiquer sa date de naissance à tort et à travers : c'est une donnée aussi sensible que le nom qui peut donner beaucoup d'informations par recoupements
  • une identité numérique se nourrit avec quelques profils mais autant avec les commentaires qui accompagnent ces profils
  • les réseaux sociaux professionnels reposent sur le principe de recommandation (plus complexe que la simple notion d'"ami") et cela prend plusieurs années pour constituer un réseau fiable et solide
  • la question « faut-il être présent sur les réseaux sociaux ? » est comparable à la question « faut-il avoir un téléphone portable ? » qu'on se posait il y a dix ans : la réponse est évidemment « oui » même si pour le moment encore peu de gens en sont conscients
  • sur les réseaux sociaux il vaut mieux ne pas avoir de profil qu'avoir un profil inactif et obsolète qui donne une image négative et dévalorisante de son propriétaire
  • il est préférable de gérer soi-même ses informations personnelles sur Internet que de dépendre des informations personnelles fournies par des tiers et incontrôlables
  • sur Internet on n'oppose plus "vie personnelle" et "vie professionnelle" mais "vie privée" et "vie publique"
  • bien qu'Internet ne soit pas une zone de non-droit, le droit à l'oubli n'existe pas encore
  • de plus en plus l'existence dans la vie réelle est indissociable d'au moins un profil bien construit et vivant
  • un nouveau métier est apparu en quelques années : le community manager, rattaché à la stratégie d'entreprise, dont la fonction et de gérer la présence d'une marque sur Internet à travers les réseaux sociaux
  • le web 1.0 produisait et gérait l'information, le web 2.0 produit et gère la communication
  • laisser les employés utiliser les réseaux sociaux peut permettre de nourrir la veille et la créativité d'une entreprise, à condition de sensibiliser ces salariés à la protection de la marque sur Internet

Après cette conférence et une collation offerte, la quarantaine de personnes présentes s'est répartie dans les différents ateliers : Facebook, LinkedIn (réseau social professionnel), Twitter et Flickr. J'ai choisi d'abord Twitter, puis Facebook et enfin LinkedIn, que je ne connaissais pas. L'implication des animateurs était inégale mais j'ai néanmoins appris de nouvelles connaissances dans chaque atelier.

La prochaine session est prévue fin avril, dans six semaines environ.