J'avais créé un compte sur Facebook depuis un bon moment déjà mais dessus je m'appelais Jean Bonneau et j'avais une adresse email anonyme. Le but était uniquement de pouvoir voir les comptes Facebook de quelques connaissances et amis. Autant je suis actif sur d'autres réseaux sociaux, comme Copains d'Avant ou MySpace, car je leur trouve un but (retrouver des connaissances perdues de vue ou fréquenter des artistes) autant je ne voyais en Facebook qu'un gigantesque avatar de MSN, sans parler des dérives et dangers potentiels quant à sa vie privée.

La semaine dernière j'ai participé à la réunion de debriefing de la dernière session de la Webschool Bourges. Et lors d'une discussion autour des outils de travail collaboratifs et des moyens de communiquer entre nous, j'ai constaté que j'étais évidemment le seul à ne pas utiliser Facebook. Mieux, j'ai eu la désagréable impression d'être pris pour une sorte de has-been technologique par les autres participants. Avec raison sans doute.

En rentrant à la maison j'ai donc décidé d'apparaître officiellement sur Facebook : changement de nom (la seule information personnelle qui apparaisse, avec ma ville), création d'une adresse spécifique et recherche des contacts. En quelques minutes j'ajoutais mes premiers "amis" à ma liste et en quelques heures j'en avais plusieurs dizaines. Et du coup je me suis mis à jouer le jeu : publier du contenu, faire des commentaires, créer des évènements, etc. Huit jours après j'ai cinquante-trois amis, tous connus IRL1.

Pour l'instant je considèreFacebook comme un grand de terrain de jeu. Et une réussite technologique : l'ergonomie, la navigation, les alertes, etc. tout est brillament conçu et implémenté. Un fantastique aspirateur à données personnelles. Mais le temps passé à consulter, répondre ou écrire soi-même peut vite devenir astronomique. En fait, comme beaucoup, je laisse ma page Facebook ouverte et vais y jeter un oeil de temps en temps.

1 In Real Life = dans la vie réelle