Dans les années 1630 les marchands proposaient cinquante nuances et coloris de bas-de-chausses et de rubans. Agrippa d’Aubigné en a donné une liste :

« Vin turquoise, orangé, feuille morte, isabelle, zizolin, couleur du roi, minime, triste-amie, ventre de biche ou de nonnain, amarante, nacarade, pensée, fleur de seigle, gris de lin, gris d’été, orangé pastel, céladon, astrée, face grattée, couleur de rat, fleur de pêcher, fleur mourante, vert naissant, vert gai, vert brun, vert gai, vert brun, vert de mer, vert de pré, vert de gris, merdoie, jaune paille, jaune doré, couleur de Judas, d’aurore, de serin, écarlate, rouge sang de bœuf, couleur d’eau, couleur d’Ormus, argentin, singe mourant, couleur d’ardoise, gris de ramier, gris perlé, bleu mourant, bleu de la fève, gris argenté, couleur de sel à dos, de veuve réjouie, de temps perdu, flammette de soufre, de la faveur, couleur de pain bis, couleur de constipé, singe envenimé, ris de guenon, trépassé revenu, Espagnol malade, Espagnol mourant, couleur de baise-moi-ma-mignonne, couleur de péché mortel, couleur de cristalline, couleur de bœuf enfumé, de jambon commun, de souci, de désirs amoureux, de racleur de cheminée. »

Ces noms de couleurs ne sont-ils pas exquis ?

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