La journée, grise et froide, a été un joyeux bazar et un modèle d'organisation bancale. Arrivés à l'heure demandée, soit 14h30, nous attendons sur un parking, dans le froid, pendant plus d'une heure. Enfin un cortège se met en place, avec des charrettes tirées par des ânes, les danseurs et musiciens des Forestins, de Saint-Amand-Montrond, et nous. Sur les charrettes toutes les personnes ont des masques humoristiques en latex, représentant un grand nombre d'hommes politiques. Je remarque que celui de Sarko a presque l'air sympa, beaucoup plus que l'original. Le défilé parcourt les rues du petit village jusqu'à une sorte de champ de foire. Les spectateurs sont frigorifiés (il fait à peine 10°C) et beaucoup portent bonnet, écharpe ou même gants. Sur la scène improvisée, faite de planches disjointes, les danseurs des Forestins sont déjà en place. Ils présentent quelques danses puis c'est à notre tour. Et là le chaos commence. Notre présidente doit modifier le programme à la volée car les Forestins ont dansé les mêmes danses que nous. Et le commentateur nous demande d'arrêter rapidement, après deux danses seulement, car "les ânes n'aiment pas la musique" !

Du coup le cortège se reforme en direction du point de départ. Là, après un léger flottement, rebelote, le cortège repart pour le champ de foire. C'est un peu n'importe quoi. Les Forestins, enfants et adultes, refont quelques danses puis c'est de nouveau à nous. Le programme doit être changé encore in extremis. Notre vielleux a des problèmes d'instrument et de sono si bien que la musique est essentiellement assurée par sa femme, accordéoniste, et Solène, à la cornemuse et à la flûte.

A la fin de notre prestation, aucune consigne n'est donnée et chacun se rend par ses propres moyens dans la salle où nous est offert un casse-croûte. Et là la désorganisation continue : les Forestins sont plus nombreux que prévus mais comme ils se sont attablés avant nous il manque quatre repas pour nos danseurs. Et aucune part supplémentaire n'est prévue. Chacun donne donc un peu de sa charcuterie pour composer une assiette pour les deux oubliés. Les Forestins restent à l'écart, entre eux. Et il n'y a même pas de café ! C'est vraiment n'importe quoi. Dans ces circonstances on ne pense qu'à une chose : le cachet alloué au groupe, bien mérité.