Je choisis l'emplacement avec soin, sous des parasols nous permettant d'être à l'abri du soleil tout au long de sa course. Après le petit déjeuner Christine s'attelle aux bagages. Cette année nous avons été raisonnables, la valise est loin d'être bourrée et il reste de la place dans nos sacs de voyage. Nous quittons la chambre à 11h30 et demandons à la réception où entreposer nos bagages jusqu'au soir. En effet l'autocar d'Heliades doit venir nous chercher à 20h00 seulement. On nous indique le chemin vers la pièce réservée au stockage des bagages. A part les nôtres il n'y a que quelques autres valises. Mais nous avons la bonne surprise de découvrir deux petits cabinets de toilette avec douche, lavabo et W.C., munis de savon et de serviettes propres. Par cette attention particulière pour les voyageurs du soir l'hôtel marque un bon point. Nous sommes donc tranquillisés : malgré une journée passée au soleil nous pourrons entamer le voyage de retour propres et frais.

Autour de la piscine la population est très différente de celle fréquentant la plage. Le bassin est envahi d'une nuée de gamins qui n'incite pas à aller nager. Beaucoup de personnes, hommes et femmes, ne vont jamais se baigner et passent des heures à griller au soleil ou à lire à l'ombre d'un parasol. Il y a aussi beaucoup de jeunes filles qui goutent peu le sable et le sel de la mer et préfèrent exposer leur beauté aux regards en se prélassant sur un transat. Il n'y a pas de vent autour de la piscine, la chaleur se ressent d'autant plus. Christine fait quelques incursions dans la mer qui est redevenue complètement étale et seules quelques vaguelettes viennent lécher la plage. A côté de nous se trouve un couple d'Allemands avec leurs filles. Chaque adulte lit un livre sur un Kindle, le livre électronique d'Amazon. L'appareil de monsieur est plus grand que celui de madame et les deux sont gainés de cuir. Nous allons déjeuner le plus tard possible, mangeons comme quatre et emportons quelques morceaux de pain frais pour tenir jusqu'à demain matin.

Attente du départNous quittons la piscine à 18h15. Dans le local à bagages il n'y a plus que les nôtres. Du coup nous sommes tranquilles pour prendre une douche. Christine modifie les bagages et y incorpore les vêtements de la journée. A 18h45 nous achetons de l'eau et un calendrier et nous allons attendre dans le hall de l'hôtel, prêts à partir. Le bus, à double étage, arrive à 20h00 précises et met un peu plus de deux heures pour atteindre l'aéroport, après plusieurs arrêts dans d'autres hôtels et des incursions dans des ruelles très étroites où les branches d'arbre raclent le toit du bus. L'enregistrement des bagages se fait avec un peu de flottement. L'aéroport est tellement petit que le passage des bagages de soute aux rayons X se fait manuellement : chaque passager apporte ses bagages auprès d'un appareil de détection transportable. L'embarquement est plus chaotique. A un moment l'appel pour embarquer est émis, les premiers passagers passent le dernier contrôle mais sont rappelés alors qu'ils sont déjà sur le tarmac : il n'y a pas de bus ! L'attente reprend, sans informations. Un second appel annonce un retard de vingt minutes... sauf que l'embarquement reprend à peine deux minutes plus tard. Dans la file d'attente, un couple de Berruyers nous aborde (mon T-shirt du Printemps de Bourges y est peut-être pour quelque chose).

Le voyage parait long. Bien que la pénombre règne dans l'appareil, j'ai du mal à somnoler, faute de place. L'arrivée se fait à l'heure. Le terminal T3 ressemble toujours à une ruche. Après avoir récupéré notre valise, il nous reste deux heures et demie à attendre. Nous errons un peu dans le terminal T3 avant de reprendre le CDGVAL pour le terminal T1. Comme le jour du départ il y a peu de monde, juste quelques badauds et passagers qui attendent peut-être comme nous l'ouverture d'un quelconque guichet. A 6h15 l'hôtesse Europcar arrive enfin. Mais nous allons perdre quarante-cinq minutes par ma faute. En effet, en réservant la voiture à Bourges j'ai oublié de me faire préciser le terminal de mise à disposition. Et il se trouve que la voiture nous attend au terminal T2. L'hôtesse accepte de la faire amener au T1 mais ça va prendre du temps. A 7h00, enfin, nous prenons la route. Pour éviter embouteillages et fermetures d'autoroutes pour travaux nous contournons Paris par l'A86. Ensuite la route est fluide et nous arrivons sans encombre à Bourges à 10h15, même si la fatigue commence à se faire sentir. Le temps de faire un rapide tour sur Internet et de refaire les bagages, nous partons pour Ménétreux le soir même.

Nous