Le professeur présent commence par montrer le pas du cha-cha-cha aux débutants venus par curiosité. Comme j'avais envie de découvrir ces danses depuis longtemps, Christine et moi avons sauté sur l'occasion. La démonstration est correcte, d'abord les femmes et les hommes séparés, puis en couple, en changeant régulièrement de partenaire. D'abord sans musique, l'initiation se poursuit rapidement sur un air classique de cha-cha-cha.

Sauf qu'ensuite plus rien ne se passe et le professeur change de musique en laissant libre cours aux danseurs, sans expliquer d'autres danses. Du coup les débutants restent en bord de piste et seuls les danseurs habitués occupent la piste. Je vais demander au professeur s'il envisage de montrer d'autres pas. Ma question le surprend et, du coup, il montre rapidement le pas de rumba. Et puis c'est tout, de nouveau. Nous quittons la piste après quatre-vingt dix minutes pour aller faire des courses en ville.

Sur le tract remis par un membre de l'association est indiqué que le cours des débutants a lieu le mercredi à 18h30 et que la première séance est gratuite. Donc nous décidons d'y aller ce mercredi. La séance a lieu à l'école Saint-Mesmin, là où Solène répète avec l'EDMT. Quand nous arrivons à la salle, une immense banderole sur toile plastifiée marquée "K-Danse" accueille les danseurs. Nous retrouvons les personnes qui nous ont accueilli samedi et, bien sûr, le professeur, à l'attitude oscillant entre la souplesse et le guindé. L'accueil est sympathique. En attendant le début du cours nous jetons un oeil aux prospectus et bulletins d'inscription. Et là nous avons un choc : le coût de l'inscription à l'année est de... 160,00 euros par personne (ou 290,00 euros pour un couple) ! Cette somme se décompose en trois : 4,00 euros de cotisation, 16,00 euros d'adhésion à une fédération de danse et le reste est passé sous silence. Nous comprenons que ça doit être pour payer le professeur, qui doit être extérieur à l'association. Quand on compare aux adhésions ridicules de La Gearbaude et de Brug Arvor (mois de 10,00 euros) ou même du club photo (80,00 euros) ça nous semble un poil disproportionné.

Qu'à cela ne tienne, nous entamons la séance d'initiation avec impatience. Il y a une trentaine de danseurs dont environ une dizaine qui n'ont jamais un pied devant l'autre sur un parquet. Les quarante-cinq premières minutes sont consacrées de nouveau au cha-cha-cha. Décomposition du pas et répétition à l'envi, sans musique, pendant un (trop) long moment. Puis alternance de pas avec et sans musique. Les couples changent fréquemment, afin de mélanger danseurs débutants et expérimentés. La seconde démonstration concerne le pas de base du tango, qui est une simple marche en rythme. Là, les dizaines d'années d'expérience en folk se font sentir : Christine et moi sommes quasiment les seuls débutants à marcher en rythme avec le prof, en écoutant la musique et en tirant partie des temps forts. Les autres sont rapidement complètement à contretemps, n'ayant pas la notion d'association entre musique et pas. Malheureusement le professeur s'arrête là et ne poursuit pas l'apprentissage du tango. Dommage. Le cours se termine après quatre-vingt dix minutes avec une explication rapide de la rumba et quelques entraînements en musique.

Plusieurs débutants s'inscrivent sur place mais nous y renonçons car c'est trop cher par rapport à nos autres activités actuelles et notre envie d'apprendre ces danses de salon, par encore suffisamment motivante.

Danse de salon