J'avais beaucoup aimé The Dark Night, la version filmée de Batman par Christopher Nolan. Je n'ai pas été déçu par son nouveau film, attendu de pied ferme et encensé par les critiques. Ce film mérite une floppée de qualificatifs élogieux : ambitieux, complexe, flamboyant, époustouflant, etc. Le seul bémol est qu'il faut avoir l'esprit affuté pour le voir et ne surtout pas s'assoupir ne fut-ce que quelques instants sous peine de perdre totalement le fil. Le film raconte les exploits de spécialistes de l'inception, technique imaginaire et futuriste consistant à s'infiltrer dans les rêves de victimes et à manipuler ces rêves pour voler des informations profondément enfouies dans le subconscient. Bon. Si on précise que la manipulation des rêves va jusqu'à quatre niveaux imbriqués, on est face à un des scénatios les plus inventifs pondus depuis très longtemps.

La seconde performance du film tient dans les effets spéciaux et les trucages, aussi improbables et incroyables qu'un tour de Bernard Bilis. Les scènes de combat en mouvement et en apesanteur sont tout simplement magnifiques. Le recours aux effets purement numériques est pourtant mesuré : seulement quatre cents plans, soit cinq fois moins que d'autres blockbusters résents. Les effets les plus spectaculaires ont été créés à l'ancienne, avec décors, moteurs et câbles.

Un film ne serait rien sans ses acteurs. Leonardo DiCaprio crève l'écran comme d'habitude. Il a enfin vieilli physiquement et sa bouille d'adolescent me gêne moins qu'avant. Il est entouré de stars montantes, comme Joseph Gordon-Levitt ou la délicieuse Ellen Page qui joue enfin dans la cour des grands après son magnifique Juno, et de valeurs sûres, comme Tom Berenger, Ken Watanabe et Marion Cotillard.

AlloCiné