Mais comme l'an dernier, point d'exposition extraordinaire, comme cela avait eu lieu pour la Chine et l'Égypte. Ces expositions devaient coûter une fortune. A la place nous avons droit à la mezzanine du pavillon d'Auron décorée à la mode indienne, avec de nombreuses boutiques de produits locaux, de bijoux et d'objets d'arts, ainsi qu'une petite exposition de photos. Sans oublier la scène où se produisent des musiciens traditionnels, avec sitar et tablas.

Dimanche Christine et moi faisons un rapide tour de la foire, qui ressemble comme deux gouttes d'eau à celle de l'an dernier, et aux précédentes. Nous retrouvons même certains camelots, à la même place. Notre but est de retourner sur le stand de Tryba pour demander un devis pour les fenêtres de nos trois chambres. Juste avant le déménagement, en septembre dernier, nous avions fait changer les fenêtres et porte-fenêtres de la grande salle. Comme nous en sommes très satisfaits, pas la peine de refaire le tour de tous les vendeurs de fenêtres. Au passage nous remarquons que l'arnaqueur de l'an dernier est toujours là sur son stand, avec crâne rasé, chemise ouverte sur un torse poilu agrémenté d'une chaîne en or. Le commercial de Tryba prend les mesures des fenêtres que nous avons pensé à apporter et nous demande de repasser un moment après, le temps d'établir le devis. Quand nous revenons, moins d'une heure après, le devis est près. Le commercial nous propose les mêmes conditions tarifaires que l'an dernier et nous offre même l'option pour les fenêtres oscillo-battantes. Cela nous convient. Je reviendrai mardi pour signer le bon de commande.

GaneshHier avait lieu le traditionnel repas entre Correspondants du Printemps de Bourges, dans le restaurant exotique en accord avec le thème de la foire, le Pondichéry. A 20h00 nous retrouvons Daniel Colling et Tina Poulizac ainsi qu'une bonne trentaine de Correspondants. Le restaurant est bondé, mais deux tables nous sont bien sûr réservées. Tina avait envoyé par mail le menu et m'avait très gentiment proposé des alternatives si je n'aimais pas certains plats. En fait le restaurant propose d'emblée plusieurs choix par plat et une serveuse vient prendre nos commandes. Le Printemps nous offre l'apéritif (cocktail Madras, avec rhum, et cocktail Karikal, sans alcool), les vins et le café. Le vin est un cabernet rouge produit en Inde. A cause du nombre important de clients le service est assez long. Mais le temps passe vite car nous bavardons bien avec nos voisins. En entrée j'ai choisi une salade Chandernagor, plutôt classique. Le plat est unique : un biryani proposant poulet, boeuf et crevettes accompagnés de riz basmati aux épices. C'est bon, bien que le boeuf soit trop épicé pour moi. Et en dessert je choisis prudemment une salade de fruits frais, arrosée de lait de coco. A la place du café, certains choisissent le thé darjeeling, aromatisé à la cannelle et au clou de girofle.

Vers minuit nous quittons les derniers le restaurant. Un petit groupe de neuf personnes reste dehors à discuter, avec Daniel et Tina. Daniel nous raconte comme toujours des anecdotes sur le monde du show business qu'il connait si bien depuis longtemps. Puis Daniel dit qu'il boirait bien un dernier verre. Sauf qu'à Bourges, en semaine et après minuit, il est impossible de trouver un bar ouvert. Qu'à cela ne tienne, il nous emmène tous au 22 d'Auron, dans les locaux du Printemps. Tina ouvre la porte et les fenêtres, pour aérer, et nous fait rentrer dans le petit bar privé. Au passage Daniel nous montre fièrement les nombreux disques d'or qu'il collectionne, reçus au titre de producteur (Izia, Arthur H, Bénabar, etc.) Et il nous offre carrément le champagne !

Finir une belle soirée par une coupe de champagne à 1h00 du matin dans les locaux du Printemps de Bourges en compagnie de son directeur a quelque chose de surréaliste.

Vache sacrée